Friday, November 24, 2017
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Vingt commissions à la Chambre basse

À peine deux semaines après l’ouverture de la deuxième année de la cinquantième législature, les commissions permanentes à la Chambre des députés prennent forme. Ces commissions investies, entre autres, des pouvoirs d’enquêter et de proposer des textes de loi sur des secteurs d’activités de la vie nationale dont elles sont en charge, représentent le poumon du parlement, en ce sens qu’elles apportent du contenu aux différentes séances qui s’y tiendront dans l’intervalle.

C’est le vendredi 20 janvier que la Chambre basse a procédé à la mise en place des vingt commissions permanentes. Cette initiative, selon certains parlementaires, participe de la nouvelle dynamique que les élus du peuple entendent donner à cette législature qui déjà, est très décriée par la population. Après une première année quasi stérile, les députés dont le nombre a sensiblement grossi avec la validation des pouvoirs des élus du 20 novembre se disent déterminés à mieux contribuer à la relance de la démocratie dans le pays et à changer l’image de leur chambre.

Ces commissions permanentes dont les appellations n’ont pas vraiment changé, sont constituées, chacune, selon les règlements intérieurs de la Chambre des députés, de sept (7) membres au moins et de quinze (15) au plus. Ils proviennent des cinq blocs déjà constitués : de L’Alliance des Parlementaires pour Haïti (APH), avec 64 députés, qui appuie Jovenel Moïse ; Du Groupe des Parlementaires à l’écoute du peuple (GPEP) ; du bloc Verite/OPL/et alliés ; du Groupe des parlementaires indépendants (GPI) et du groupe des parlementaires pour la stabilité (GPS).

Parmi les plus importantes, on note : la commission des Affaires étrangères présidée par Anouce Bernard ; la commission Économie, Finances et Budget présidée par le député Yvon Geste et la commission Éducation nationale qui a à sa tête, le député Kétel Jean Philippe. L’élu de Jacmel a été reconduit à la tête de cette commission, bien que les résultats escomptés n’ont pas vraiment comblé les attentes. La commission éthique et anti-corruption qui n’a pas non plus été satisfaisante dans ses travaux est présidée par Jean René Lochard qui a également été reconduit.

Le nouvel élu de Grand-Goâve, Jean Marcel Lumérant, hérite de la commission Affaires sociales, Travail et Famille. Le député de Tabarre, Caleb Desrameaux a été, quant à lui, maintenu à la tête de la commission Culture et Communication ; tout comme son collègue de Port-Salut, Sinal Bertrand qui est reconduit à la tête de la commission Santé publique et Population, malgré l’incapacité de cette commission à concilier les responsables du MSPP avec le personnel des hôpitaux publics qui ont passé pratiquement toute l’année 2016 dans un mouvement de grève pour réclamer non seulement de meilleurs salaires, mais également de meilleures conditions de travail.

S’il y a une commission qui a symbolisé, au cours de l’année législative écoulée, l’inertie de la chambre basse, c’est celle de l’Environnement, des Ressources naturelles et Aménagements du territoire. Bien que le principal débat aujourd’hui porte sur la question environnementale, les réalisations de cette structure sont peu visibles pour ne pas dire inexistantes. Pour la redynamiser, les députés ont opté pour placer à sa tête, le député Rolphe Papillon. En attendant de pouvoir faire le bilan, les travaux de cette commission seront scrutés par plus d’un, tant son domaine d’intervention est capital pour le pays.

Longtemps accusée comme étant une chambre composée essentiellement d’hommes par les organismes qui oeuvrent dans la défense des droits des femmes, la Chambre des députés confie sa commission à la Condition féminine à Lundi St Jean, malgré la présence désormais en son sein de femmes élues. Le député Fritz Chéry de Gros-Morne qui avait bataillé fort pour maintenir le ministère des Sports parmi la liste des ministères du gouvernement a été, pour sa part, maintenu à la tête de la commission Jeunesse, Sports et Action civique.

Cette séance du vendredi 20 janvier a aussi été l’occasion pour la Chambre basse de s’entendre sur certaines modalités de fonctionnement, dont la présentation d’un bilan détaillé des activités du corps à la fin de chaque session. Ce bilan devra être présenté par le bureau de la Chambre des députés. Une initiative qui permettra à la population de se rendre compte des activités des élus du peuple qui jusqu’ici sont perçus plus comme des improductifs qui jouissent des privilèges et autres biens de l’État.

Lenational

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