Tuesday, January 23, 2018
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Royaume-Uni: le «Fat Cat Thursday» dénonce l’écart de salaire patrons-employés

Ce jeudi 4 janvier 2018 a été baptisé au Royaume-Uni le Fat Cat Thursday, le « Jeudi des gros bonnets », pour dénoncer les disparités de rémunération au sein des entreprises britanniques. Quatre jours après le réveillon, les patrons des cent plus grandes entreprises britanniques ont déjà gagné plus que le salarié moyen en une année. C’est ce que révèle l’étude conjointe des deux centres de réflexion britanniques, le High Pay Centre et le Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD).

Sachant qu’un dirigeant travaille en principe 12 heures par jour et ne prend que 19 jours de vacances par an, les deux centres de réflexion britanniques, le High Pay Centre et le Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD), ont calculé que la rémunération moyenne des patrons des cent plus grandes entreprises de l’indice FTSE atteint, ce jeudi 4 janvier 2018, l’équivalent de 32 328 euros, soit le revenu annuel moyen des travailleurs britanniques à temps plein en 2017. Ils ont baptisé ce 4 janvier le Fat Cat Thursday, le « Jeudi des gros bonnets ».

A la fin de l’année 2018, les grands patrons britanniques auront gagné 120 fois plus qu’un salarié, un écart de rémunération qualifié d’excessif et d’injustifié par les deux instituts. Ils soutiennent le projet de réforme du gouvernement conservateur de Theresa May qui imposerait aux patrons des grandes entreprises cotées en Bourse la transparence sur leurs rétributions. Un projet de loi en ce sens doit être présenté au Parlement dans les prochains mois.

Un potentiel registre public dénonçant les rémunérations jugées excessives

Un registre public pourrait également voir le jour, selon les annonces du ministre de l’Economie Greg Clark. Il rendrait public les noms d’entreprises dont au moins 20% des actionnaires ne sont pas d’accord avec la politique de rémunération des dirigeants.

En France, la loi Sapin II  soumet les rémunérations des patrons à un vote contraignant des actionnaires. Pourtant en 2016, les grands PDG français gagnaient 132 fois plus que leurs employés.

(avec AFP)

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