Tuesday, November 21, 2017
Home > Actualités > Rentrée scolaire : les kits de la discorde

Rentrée scolaire : les kits de la discorde

Les décisions du gouvernement Moïse/Lafontant d’accompagner les parents d’élèves dans le cadre de la rentrée scolaire 2017- 2018 semblent être dans l’impasse. Deux ministères chargés de la distribution des kits scolaires auraient surfacturé les coûts de l’opération. Ce qui leur aurait permis d’empocher une modique somme de 950 mille dollars américains. Une situation qui, semble-t-il, a provoqué la grogne du président de la République.

Rien ne va plus pour la République. Le dossier de corruption continue de hanter l’administration publique. Deux puissants ministères du gouvernement Moïse/Lafontant seraient impliqués dans un scandale de corruption. Ils auraient pris l’initiative de commander un total de 50 000 kits scolaires. Ils les ont surfacturés au prix d’or. Leur coût s’élèverait à environ 119 millions de gourdes. De ces deux institutions, l’une fixerait le prix d’un kit à 36 dollars américains, alors que sa valeur réelle en représenterait 17. Ce qui fait un pactole de 950 mille dollars américains sur le compte de ce ministère. Une situation qui exaspère le porte-parole de la présidence de la République, Lucien Jura. Il a été incisif lors d’une conférence de presse tenue au Palais national, le lundi 28 août 2017. Tolérance zéro contre la corruption, a-t-il décrété.

Pour soutenir ses propos, le porteparole a fait remarquer que le président de la République exige l’ouverture d’une enquête. Celle-ci consiste à faire la lumière autour de cette information alimentant les réseaux sociaux depuis tantôt plusieurs heures. Elle contribuera ainsi à déterminer s’il y a corruption, à quel niveau et quel a été son auteur. Au terme de ces différentes étapes, affirme-t-il, point ne sera question de partialité. Peu importe les noms, l’âge, le sexe et le niveau d’études de la personne, une fois impliquée dans des actes de corruption, elle se retrouvera esseulée devant les dispositions légales régissant la matière.

Et ce dossier ne s’arrêtera pas à ce stade, si l’on en croit les propos de M. Jura. Il va défrayer la chronique sous peu. La vérité doit en être rétablie. La population devra s’enquérir de la conclusion de cette enquête. Ce qui permettra de sévir contre les coupables conformément aux voeux de la loi. En dépit de tout, cette situation ne changera pas les consignes du chef de l’État. À cet effet, une importante rencontre a été présidée par le président de la République et le Premier ministre le 21 août dernier au Palais national. Question de planifier la réouverture officielle des classes fixée au lundi 4 septembre prochain.

C’est ainsi qu’il revient au Fonds d’assistance économique et sociale (FAES) de se charger de la production et de la distribution des kits scolaires dans le cadre de la planification de la réouverture officielle des classes fixée au lundi 4 septembre prochain. Peu de temps avant la tenue de cette réunion, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) avait déjà procédé à la mise en oeuvre des programmes de subvention de manuels scolaires.

Roosevelt Bellevue réagit

Dans la foulée, un des ministres concernés n’a pas tardé à réagir autour de cette situation. C’est le cas du titulaire du ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST), Roosevelt Bellevue. Il a rejeté d’un revers de main les allégations selon lesquelles il serait impliqué dans des actes de corruption. Et il a été très clair. Il s’agit d’un pays où la politicaillerie règne en maitre. Il dit ne pas vouloir s’engager dans la polémique alimentée par des personnes animées de mauvaise foi défendant des intérêts mesquins. Un fait est certain : il ne s’enlise pas dans la gabegie administrative. Il travaille dans l’intérêt du pays et il se dévoue à le faire. Il croit toutefois que l’on doit régulariser la question de kit.

D’après le ministre, celui-ci doit être évalué par rapport à son contenu et défini par rapport à sa finalité. Il devra permettre ainsi aux bénéficiaires de répondre à un minimum de besoin, mais il n’a rien à voir avec des opportunistes utilisant des sachets pour les remplir de n’importe quoi en vue d’empocher d’importantes sommes d’argent. Un kit scolaire, explique M. Bellevue, doit contenir au moins une valise permettant à un élève de suivre des cours durant un ou douze mois.

Lenational

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *