Friday, November 17, 2017
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Pas de changement en vue dans le calendrier électoral

En dépit de toutes les grognes, le Conseil électoral provisoire (CEP) tient mordicus à son calendrier électoral qui s’étend du 20 novembre 2016 jusqu’au 23 avril 2017. Les protestataires ne doivent s’attendre à aucun changement. Cette confirmation a été faite par le directeur exécutif du Conseil, Uder Antoine, qui a souligné que ce calendrier a été planifié de concert avec tous les secteurs nationaux et internationaux.

20 novembre 2016 est toujours la date fixée pour le premier tour de la présidentielle et du tiers du Sénat. Mais en plus du calendrier planifié en la circonstance, les infrastructures électorales ont également soulevé des remous. Plusieurs secteurs de la vie nationale ont pris position pour expliquer que la tenue des scrutins dans le Grand Sud du pays serait hypothétique sans une évaluation en profondeur accompagnée des travaux de réaménagement au niveau des centres de vote.

 Ainsi, l’organe électoral a promis de procéder à la remise en état de fonctionnement de tous les centres de vote endommagés au moins une semaine avant la date butoir.

 En termes d’infrastructures électorales, les élections pourraient se tenir sans grandes difficultés au niveau des communautés affectées par le passage de l’ouragan Matthew. Selon les précisions apportées par le directeur du registre électoral, l’ingénieur Philipe Augustin, pas moins de 1 363 centres de vote ont été visités sur les 1 534 centres de votes existants. Mais en plus, du calendrier planifié en la circonstance, les infrastructures électorales ont également soulevé des remous.

 Ce qui explique que seulement 30 % des infrastructures électorales sont inutilisables. Comme alternative pour remplacer ces 30 % centres de vote, le CEP envisage d’utiliser des tentes. Une proposition qui, au préalable, a été faite par les chapelles politiques lors de leur réunion avec l’organe électoral.

Autre aspect pris en considération par le CEP comme condition préalable à la tenue des élections, c’est l’amélioration de l’état des routes qui affecte la logistique de distribution et de récupération des matériels. La mise en condition de vote des électeurs par des actions de l’Office national d’identification (ONI), des actions du gouvernement qui permettront d’élaborer un programme d’éducation civique et l’utilisation des méthodes psychosociales adaptées pour les départements affectés sont autant d’aspect qui préoccupent l’organe électoral et qui sont considérés comme des conditions préalables à l’organisation des élections.

 Afin de justifier l’écart jugé de trop entre les deux tours de la présidentielle, le directeur exécutif du CEP en a profité de cette rencontre avec la presse pour expliquer que d’importantes activités, comme les opérations au Centre de tabulation des votes (CTV), les contestations, les décisions du Bureau du contentieux électoral national (BCEN), les préparations, déploiement et livraison des matériels sensibles, sont prévues durant cette période. Uder Antoine a tenu à indiquer que ce n’est pas du tout un moyen pour faire durer la transition comme beaucoup le pensent. Car, rassure-t-il, ce conseil fonctionne en toute liberté et justice.

 S’agissant des secteurs de la vie nationale qui sont en train de signaler presque tous les jours la probabilité d’un vide constitutionnel d’ici janvier 2017, l’ancien patron de l’Office de management des ressources humaines (OMRH) tient à leur redonner un sentiment de sécurité. D’après lui, on ne peut parler ni de caducité ni de dysfonctionnement du Sénat en raison du fait que les résultats définitifs des élections pour les six sièges manquants des deux tiers déjà renouvelés seront disponibles dès le 3 janvier 2017.

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