Monday, October 16, 2017
Home > Actualités > Paralysie totale dans les cours et tribunaux du pays

Paralysie totale dans les cours et tribunaux du pays

« L’appareil judiciaire est complètement paralysé à l’appel de la grève des juges », lâche Me Wando Saint- Villier, président de l’Association professionnelle des magistrats (APM), au terme de leur deuxième journée de grève entamée depuis le lundi 9 octobre 2017.

« Le mot d’ordre de grève a été respecté puisque les magistrats sont déterminés », laisse entendre Me Saint-Villier, qui soutient que dans toutes les 18 juridictions du pays, que ce soit dans les tribunaux de paix jusqu’au plus haut niveau dans le système judiciaire, rien ne fonctionne.

« Aucun tribunal ne fonctionne dans toutes les provinces. Les tribunaux sont complètement paralysés », fait-il savoir.

Il croit que le chef de l’État n’a aucune volonté de résoudre le problème. Puisque depuis l’avortement de la cérémonie de la signature du protocole d’accord, l’exécutif n’a jamais pris contact avec le CSPJ, de même que le MEF en vue de planifier une nouvelle rencontre.

« Le président de la République Jovenel Moïse ne s’est pas manifesté alors que c’est lui qui avait demandé le dialogue au début. Il avait désigné le ministre de l’Économie et des Finances pour poursuivre le dialogue avec le CSPJ », explique Me Saint- Villier.

La reprise de la grève des juges a été occasionnée par le refus du titulaire du ministère de l’Économie et des Finances (MEF), Jude Alix Patrick Salomon, qui ne s’est pas présenté, le vendredi 6 octobre 2017, à la rencontre qui devait déboucher sur la signature du protocole d’accord.

Alors que le document a été préparé par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, de concert avec le ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) ainsi que du MEF.

La réparation et la reconstruction de tribunaux en mauvais état, l’acquisition de matériels roulants pour des tribunaux de paix et de première instance, des matériels de bureau pour le CSPJ, tels sont les différents points mentionnés dans ledit document.

L’une des conditions, pour la levée de ce nouvel arrêt de travail des juges, est la signature, par le ministre Jude Patrick Salomon, du protocole d’accord qui a déjà l’approbation du titulaire du ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), Me Heidi Fortuné.

Pour sa part, le président du Syndicat national des greffiers haïtiens, Yves André Joseph, fait appel au président de la République, en vue de résoudre le problème. Puisque leur mot d’ordre de grève est maintenu jusqu’à ce que les autorités veuillent avancer avec eux dans le bon terme.

« D’ici demain matin, le président Moïse peut résoudre le problème, en apportant des solutions aux points faisant l’objet des revendications », fait savoir Yves André Joseph, estimant que le président est très mal conseillé sur ce dossier.

En conséquence, les greffiers, les commis de parquet et les huissiers demandent au chef de l’État de satisfaire leurs revendications pour qu’ils reprennent leur travail afin de permettre au système judiciaire d’avancer.

Soulignons que les greffiers, huissiers, commis de parquet et autres membres du personnel des parquets ont repris, le lundi 2 octobre 2017, leur mouvement de grève, dans les tribunaux d’Haïti, notamment dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince.

Cet arrêt de travail visait à forcer les autorités judiciaires à apporter une réponse satisfaisante à leurs revendications, notamment une augmentation salariale significative, compte tenu du coût de la vie, des programmes de formation continue pour les greffiers, des cartes d’assurance et de débit ainsi que de meilleures conditions de travail.

Lenational

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *