Monday, October 16, 2017
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L’Opposition en mode manifestation

Le Secrétaire général de la plateforme Pitit Dessalines, Jean-Charles Moïse, a informé les membres de la presse sur le parcours des manifestations qui seront organisées dans le cadre de cette mobilisation lancée par la coalition des organisations démocratiques, en vue d’exiger la démission du chef de l’État Jovenel Moïse et du Parlement.

Cette mobilisation qui débutera ce jeudi 5 octobre prendra fin le mardi 17 octobre 2017. Les manifestations se tiendront à Port-au-Prince, à Petit-Goâve (Ouest), aux Cayes (Sud), à Jacmel (Sud- Est), à Saint-Marc (Artibonite), à Ouanaminthe (Nord-Est) et au Cap-Haïtien (Nord).

Ce jeudi 5 octobre 2017, la manif prendra la direction du Palais na­tional, alors que le samedi 7 octo­bre, elle se rendra à Pétion-ville.

Le mardi 10 et jeudi 12 octobre 2017, les manifestants se retrouve­ront à nouveau devant les locaux du Palais national. Et le samedi 14, ils prendront la direction de Pétion-ville, selon le leader de Pitit Dessa­lines, soulignant que « le mardi 17 octobre 2017 c’est le jour de la mo­bilisation générale dans le pays ».

L’ancien candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016 de­mande à la population de continuer la mobilisation à cause d’une série de décisions que le chef de l’État en­visage de prendre, qui ne sont pas dans l’intérêt du pays, notamment la remobilisation de l’armée et la mise sur pied du Conseil électoral permanent (CEP).

Par ailleurs, Jean-Charles Moïse de­mande à tous ceux qui ont été vic­times dans les dernières manifesta­tions, ainsi que tous ceux qui ont reçu des projectiles lors des mani­festations de porter plainte, contre le directeur général du ministère de l’Intérieur et des Collectivités terri­toriales (MICT), Fednel Monchéry.

D’après M. Moïse, le directeur du MICT aurait « ordonné et planifié les représailles contre les manifes­tants ». Il dit condamner avec vé­hémence ces actions terroristes et envisage de porter plainte.

Il lance une mise en garde au peuple haïtien, afin de ne pas laisser libre-cours au président de la République Jovenel Moïse ainsi qu’à la com­munauté internationale de mettre sur pied le Conseil électoral per­manent (CEP). Critique vertement la présence de l’actuel président du Conseil électoral provisoire (CEP) Léopold Berlanger Fils, qui fait par­tie d’une liste de 36 personnalités as­pirant à briguer l’un des trois postes au prochain Cep permanent pour représenter le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Jean- Charles Moïse annonce que la mo­bilisation va franchir une nouvelle étape. Aujourd’hui, affirme-t-il, ce n’est plus une question de budget, mais le départ du président Jovenel Moïse et la démission du Parlement.

Rappelons que la dernière mobilisa­tion, contre la loi de finances 2017- 2018, organisée à Port-au-Prince le samedi 30 septembre 2017, a été violemment dispersée par des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH), à coups de gaz lacrymogène. Des casseurs ont brisé les devan­tures de plusieurs magasins ainsi que les pare-brise des véhicules de fonction, clairement identifiés, de Radio-Télé Kiskeya et de Radio-Té­lé-Métropole.

Lenational

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