Saturday, September 23, 2017
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Les premiers procès-verbaux arrivent

Les élections du 20 novembre se sont tenues comme convenu. Les regards de plus d’un sont à présent tournés vers le Centre de tabulation des votes (CTV) où les premiers procès-verbaux sont arrivés. Coup d’oeil sur cet organe technique de qui dépend l’avenir du processus électoral.

La première journée de travail au Centre de tabulation des votes a bel et bien démarré le lundi 21 novembre. Pas moins de 1 393 procès-verbaux pour la présidence, 1 390 pour les sénatoriales issus des bureaux électoraux départementaux (BED) de l’Ouest 1 et 2 y ont été reçus, selon le CEP. Les PV du Sud-Est étaient attendus en fin de journée. Et de fait, une équipe du National qui s’est rendue sur les lieux a constaté l’arrivée de plusieurs autres procès-verbaux contenus dans des sachets en plastique transparent transportés dans des véhicules de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui continuent d’apporter un soutien logistique et technique à l’organisation des élections.

Les résultats du scrutin du 20 novembre devraient être connus dans huit jours maximum, selon le président du conseil électoral provisoire, Léopold Berlanger. Pour ce faire, le directeur du Centre de tabulation, Robenson Chérilus, espère que les 28 938 procès-verbaux seront acheminés au CTV dans soixante-douze heures maximum. Car, selon lui, si les PV sont de bonne qualité, les techniciens qui oeuvrent sous sa direction ont la capacité d’en traiter 300 à 500 cents environ en vingt-quatre heures.

Le personnel vacataire affecté au centre de tabulation s’estime à 950, a informé le patron du Centre. Les opérateurs de saisie représentent 55.2 % de cet effectif. Ceux-ci joints aux vérificateurs constituent l’un des maillons les plus décisifs de la grande chaine de traitement, de numérisation et de publication des informations contenues dans les procès-verbaux.

Le premier, comme son nom l’indique, procède à deux reprises à la saisie des données reçues dans les PV.

 Ils devront, cependant, se garder d’interpréter les faits, précise M. Chérilus, une tâche dévolue à l’équipe des vérificateurs. Cette opération a lieu pas avant que les procès-verbaux aient été authentifiés et acheminés à l’unité de numérisation chargée de les publier sur le site du CEP. Sans omettre la partition de l’unité de contrôle visuel qui s’assure de la lisibilité des PV. Le second maillon, les vérificateurs, est investi entre autres de la mission de procéder à la mise à l’écart des procès-verbaux non conformes aux nombreux critères définis dans le décret électoral. Ce procédé n’est toutefois pas définitif. Ces PV peuvent être sollicités pardevant les organes contentieux électoraux lors de la période de contestation. À en croire Robenson Chérilus, la flexibilité sera de mise en ce qui a trait à l’applicabilité des règlements. D’aucuns se rappellent que pas moins de 490 procèsverbaux ont été écartés au CTV lors des élections de 2015 qui a vu son épuration par la Commission indépendante d’évaluation et de vérification électorale (CIEVE).

À l’opposé de ces élections, la vérification au centre de tabulation n’est plus la chasse gardée des juristes accusés à tort ou à raison dans cet exercice. Une équipe pluridisciplinaire composée de juristes, de gestionnaires, de statisticiens s’en chargent.

La première journée de travail au CTV a été marquée aussi par la présence des observateurs de l’Organisation des États américains (OEA) et de certaines organisations de la société civile. Les représentants de partis politiques ont brillé par leur absence. Seul un membre de Lapeh, Denis Pascalnord était sur place, a constaté le journal. Selon lui, la transparence est de rigueur au CTV. Il prend en exemple la section des archives désormais accessibles aux représentants de partis et observateurs contrairement aux élections de 2015.

Phanord Cabé

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