Monday, October 16, 2017
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Les enseignants invités à regagner les salles de classe

La grève des organisations syndicales d’enseignants paralysant les activités depuis plusieurs semaines dans les écoles publiques du pays, continue d’alimenter l’actualité. Le Premier ministre, le ministre de l’Éducation nationale et de Formation professionnelle (MENFP) et celui du ministère de l’Économie et des Finances (MEF) ont répondu à l’invitation de la Commission Éducation de la Chambre des députés autour des mécanismes à mettre en place afin de résoudre cet épineux problème.

La grève des organisations syndicales d’enseignants, depuis plusieurs semaines dans les écoles publiques, est préoccupante. Elle a interpelé la Commission Éducation de la Chambre des députés. Une délégation ministérielle constituée du Premier ministre, des ministres de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et de l’Économie et des Finances (MEF) ont répondu aux questions des membres de ladite structure, le vendredi 12 mai 2017. Le président de la Commission, Kétel Jean Philippe, a été formel. Les autorités doivent prendre les mesures nécessaires en vue de faciliter la reprise des activités académiques dans les écoles publiques du pays.

À en croire le député de Jacmel, un ensemble de recommandations ont été formulées à l’égard du Premier ministre et d’autres membres de son cabinet. Ce, en vue de s’attaquer à la crise à laquelle le système éducatif est confronté. Elles visent à faciliter notamment le retour des élèves dans les salles de cours dès ce lundi 15 mai 2017 et le paiement des 2 700 enseignants nommés et en attente du versement de leurs salaires.

Pour s’attaquer au problème d’insolvabilité, le parlementaire a plaidé pour la définition des modalités de recrutement dans le système éducatif. Il s’agit d’une disposition visant à freiner l’intégration, à tort et à travers, des individus dans une salle de classe échappant au contrôle de l’État. Alors que c’est ce dernier qui aura à résoudre le problème. Offusqué, M. Jean Philippe a souligné la nécessité de mettre en oeuvre une politique éducative. Une démarche qui permettra à l’État de déterminer les zones ayant des besoins en établissements scolaires. Elle contribuera à faciliter l’accès aux enfants issus des contrées les plus reculées du pays dans le cadre de la scolarisation universelle.

C’est dans cette perspective que le dossier du Programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (Psugo) a été ajouté au menu de ces discussions. Le président de la Commission a donc exhorté les autorités à observer un sursis dans le cadre du processus de signature des contrats durant l’année académique 2016-2017. Cette décision, affirme-t-il, évitera à l’État de s’endetter davantage, sachant que le titulaire du MENFP a récemment fait état d’une dette estimée à environ trois (3) milliards de gourdes envers les enseignants. Elle permettra de se renseigner sur son existence réelle et celle des institutions scolaires. Elle contribuera, du même coup, à procéder à une évaluation dudit programme en vue d’arriver à sa régularisation.

Conscient de l’importance de l’éducation, Kettel Jean Philippe invite les autorités à élaborer le budget (rectificatif) en urgence en y affectant les fonds nécessaires. Cela, précise-t-il, permettra de faciliter la liquidation des salaires des 2 700 enseignants qui sont pour la plupart des pères et mères de familles. Il a aussi souligné la nécessité d’élaborer des fiches techniques destinées aux différents lycées du pays. À son avis, il convient de se renseigner sur le nombre d’enseignants et d’heures de cours dont chacun a besoin dans le cadre de leur fonctionnement. Ainsi, les heures supplémentaires et les professionnels d’enseignement (en excès) seront utilisés dans d’autres lycées incapables de fonctionner en raison d’un personnel limité.

L’épuration du système doit se poursuivre. À en croire le parlementaire, ce travail revêt une grande importance dans le cadre de la modernisation du système éducatif. À cet effet, il revient au ministère de l’Éducation nationale et celui de l’Économie et des Finances (MEF) à révoquer tous les individus, ne travaillant pas dans le système éducatif, qui émargent au budget de l’État.

Dans la même veine, le Premier ministre, Jack Guy Lafontant, a tenté de calmer le jeu. Il invite les responsables des organisations syndicales d’enseignants à prendre part à une rencontre qui se tiendra le lundi 15 mai 2017. Ce, en vue des les informer des trains de mesures adoptées par rapport à leurs principales revendications. Celles-ci, souligne-t-il, sont justes et méritent d’être discutées autour d’une table afin de remédier à la situation dans laquelle se trouvent les écoles publiques. Il a profité de l’occasion pour les exhorter à retourner dans les salles de classe.

À ce titre, il a annoncé une rencontre le lendemain avec le Parlement autour des possibilités de réaffecter certains fonds issus du budget en cours. Une telle démarche vise à décaisser les fonds nécessaires au moyen d’un cadre légal. Il permettra également à l’État de s’acquitter de ses dettes envers les enseignants, détenteurs de leur lettre de nomination comme ils le réclament à cor et à cri.

S’agissant des dettes du PSUGO allant de la période de 2015 à 2016, Jack Guy Lafontant a été clair. Un fonds dont il n’a pas révélé le montant sera décaissé sous peu en vue d’honorer les engagements de l’État envers les professionnels de l’enseignement. Il s’agit, dit-il, d’un lourd héritage datant de plusieurs mois, voire plusieurs années. Cependant, on doit s’atteler à y faire face en tant que responsables et y trouver une solution.

Lenational

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