Le taux de participation est de 26.1 % selon OCID

Le taux de participation des électeurs au second tour du tiers du Sénat, des élections des collectivités territoriales et locales n’est pas aussi faible que celui du 20 novembre dernier. Il a connu une légère hausse. L’annonce a été faite par l’Observatoire citoyen pour l’institutionnalisation de la démocratie (OCID) lors d’une conférence de presse tenue, le lundi 30 janvier 2017.

Si l’on en croit les propos d’un des membres du comité de pilotage de l’Observatoire citoyen pour l’institutionnalisation de la démocratie (OCID), le taux de participation aux élections du 29 janvier ont connu une légère hausse par rapport à la présidentielle et les législatives du 20 novembre dernier. Il s’élèverait à environ 26.1 %, alors que la présidentielle était estimée à 23.3 % avec une marge d’erreur estimée à (plus ou moins 3 %). C’est ce qu’a déclaré, Rosny Desroches.

Au regard des dispositifs mis en place, souligne Rosny Desroches, le bilan est globalement satisfaisant. Les élections se sont déroulées dans un climat sécuritaire acceptable. Ce, en dépit de certaines irrégularités et incidents dont a été émaillé le scrutin du 29 janvier 2017. À son avis, la tenue de ces joutes constitue une étape importante dans le cadre de la consolidation des institutions républicaines qui étaient vacantes depuis tantôt dix ans. Il a profité de l’occasion pour saluer la tenue de ces élections.

Toutefois, Rosny Desroches croit qu’un ensemble de dispositions doivent être prises. Ce qui permettra, à son avis, de remédier à des irrégularités enregistrées lors du déroulement des différentes élections tenues dans le pays. À ce titre, il a plaidé pour la mise en place du Conseil électoral permanent (CEP) selon les vœux de la Constitution. Cette bataille, souligne-t-il, permettra, du même coup d’engager la réforme du système électoral haïtien. Pour ce faire, cela passera nécessairement par l’épuration du registre électoral. À maintes reprises, l’on a fait savoir que la population électorale est estimée à environ 6 millions d’électeurs, alors que ce travail n’a pas été réalisé. À cela s’ajoute la révision du cadre normatif. À titre d’exemple, il a cité, entre autres, la Constitution, la loi sur le financement des partis politiques qui figurent parmi d’autres paramètres à analyser pour comprendre la démotivation des électeurs.

Le Pouvoir judiciaire et la Police nationale d’Haïti ne doivent pas être mis à l’écart. Dans cette bataille, le directeur exécutif de l’ISC croit que ces deux institutions ont un rôle majeur à jouer dans le cadre de cette nouvelle dynamique. À son avis, il n’est pas question que les bandits se permettent le luxe de perturber le déroulement des opérations de vote sans qu’une sanction soit prise à leur encontre. Face à cette situation, il appelle au renforcement de ces institutions. Ce qui leur permettra de sévir avec la dernière rigueur contre tout fauteur de trouble.

Dans la foulée, le directeur exécutif de Jurimédia et membre du comité de pilotage de l’OCID, Abdonel Doudou, a présenté un tableau synoptique du scrutin du 29 janvier. Le processus a été interrompu dans 4.2 % des Bureaux de vote (BV), alors qu’il avait été estimé à environ 2 % lors de la présidentielle et des législatives du 20 novembre 2016 et à 4.1 % lors du 25 octobre 2015. En ce qui concerne le pourcentage des électeurs en ligne à la fermeture des Bureaux de vote, il s’élève à 5.8 %. Il était estimé à 9.5 % lors des compétitions du 20 novembre et à 20.2 % au scrutin du 25 octobre. Autre fait positif, poursuit-il, les urnes ont été ouvertes en présence des mandataires dans 99.5 % BV, soit 0.5 % en leur absence.

Outre ce constat, le membre du comité de pilotage de l’OCID dit observer une forte participation des électeurs vivant dans les zones rurales avec un taux de 32 %. Ce pourcentage tend vers la baisse avec 17 % dans les autres villes. La surprise, souligne-t-il, vient de Port-au- Prince avec 7 %, alors que le Salon des élections s’y était tenu du 22 au 24 janvier dernier en vue d’arriver à la mobilisation d’une plus grande frange des électeurs. Tel n’a pas été le cas en raison d’un ensemble de facteurs, dont la frustration des mandants. Une présence significative des mandataires de partis politiques a été remarquée dans les BV. D’un côté, ils ont été estimés à trois représentants, soit à 95 ; 76.9 et 56.3 % dans les centres de vote. Dans d’autres, ils étaient estimés à deux, un ou zéro.

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Catégories : Actualités,Election 2016,RFM

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