Actualités Politique RFM

Le Premier ministre chahuté par des députés de l’opposition

Comme annoncée, la séance en Assemblée nationale a eu lieu le deuxième lundi de janvier conformément aux prescrits de la Constitution. Elle a ainsi marqué la fermeture de la session extraordinaire (convoquée par le président de la République) et l’ouverture de la première session ordinaire de la 3année législative de la 50Législature.

Le gouvernement Lafontant est à l’heure du bilan. Son premier depuis son accession à la magistrature suprême du pays au lendemain de la présidentielle du 20 novembre 2016, soit le 7 février 2017. L’actuelle administration s’est décerné un satisfecit de l’ensemble des travaux réalisés durant ce laps de temps. Et le président de la République, Jovenel Moïse, a été formel lors de son intervention sur l’état de la nation le lundi 8 janvier 2018 au Parlement. Tout va très bien, madame la marquise. Le pays a repris ses droits. À ce titre, les différentes forces vives ne peuvent pas se perdre dans des discussions oiseuses. Ce qui importe est d’emprunter la voie du dialogue en vue d’intensifier la lutte contre la corruption et de sortir le pays de l’assistanat.

Dans cette optique, le chef de l’État croit dur comme fer qu’il lui reste d’énormes efforts à consentir pour répondre à ses promesses de campagne. La situation socioéconomique a été très difficile suite au passage dévastateur du cyclone Matthew, les 3 et 4 octobre 2016, sur le pays, notamment dans les départements du Sud, de la Grand’Anse et des Nippes. Cet ouragan de catégorie 4 sur échelle de Saffir-Simpson avait frappé de plein fouet le secteur agricole au point où les pertes ont été estimées à plusieurs milliards de dollars américains dans une économie déjà exsangue suite au séisme du 12 janvier 2010. Ce qui avait nécessité une grande mobilisation dans le cadre de l’accompagnement de l’État en faveur de ces zones sinistrées.

Déterminé, l’ancien PDG d’Agritrans a réitéré son engagement de renforcer les institutions républicaines du pays. Il a profité de l’occasion pour annoncer l’ouverture officielle des candidatures devant représenter le pouvoir exécutif dans le Conseil électoral permanent (CEP). À son avis, la Constitution est formelle à ce sujet depuis tantôt 30 ans. Et il s’est dit intransigeant. “En tant que chef de l’État, la charte fondamentale de la République fait de moi le garant de la bonne marche des institutions en son article 136”, a précisé le chef de l’État qui souligne la nécessite d’avoir une opposition constructive devant contribuer aux services de la nation.

Précédant le président de la République dans son intervention, le Premier ministre, Jack Guy Lafontant, s’est réjoui des réalisations de l’équipe en place. Le gouvernement, souligne-t-il, a entrepris un ensemble d’actions de redressement de l’économie nationale. Ce qui a permis d’atteindre un taux de croissance d’environ 1% en dépit de la diminution des recettes fiscales collectées par la Direction générale des impôts (DGI).

Par ailleurs, il convient de souligner que la présentation du bilan n’a pas été une tâche facile pour le chef du gouvernement. Des parlementaires constitués des députés comme Jean Robert Bossé (commune d’Aquin) et Reynald Exantus (Section communale de L’Estère/Bas-Artibonite) l’ont chahuté. Ils vont jusqu’à exhiber des cartes rouges à l’encontre de Jack Guy Lafontant tout au long de son intervention ayant duré près d’une heure d’horloge. Certains d’entre ces élus, courroucés, se sont rendus devant le lutrin. Question de demander au médecin de quitter la barque gouvernementale et de regagner sa clinique tant ses résultats sont insatisfaisants.

Lenational

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *