Monday, December 11, 2017
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Le PNRE à nouveau prolongé pour un an

Suite à un plaidoyer des autorités haïtiennes, les autorités dominicaines ont décidé d’accorder un autre moratoire aux migrants haïtiens inscrits aux Plans nationaux de régulation des étrangers (PNRE). Pourtant, selon le Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR), cette prolongation est loin d’être une solution à la crise migratoire entre Haïti et la République dominicaine.

Ouf de soulagement ! Les migrants haïtiens inscrits au PNRE pourraient cette fois-ci éviter de se faire déporter. Le Centre national de la migration (CNM) de la République dominicaine a annoncé, le mercredi 26 juillet, une autre prolongation pour un an des cartes de résidences provisoires accordées aux 239 000 Haïtiens inscrits à ce programme. Cette prolongation ne commence que le 26 août 2017, selon le ministre dominicain de l’Intérieur et de la Police, Carlos Amarente Baret. Entre-temps, la Direction générale de la migration (DGM) à jusqu’au 25 juillet 2017 pour élaborer le protocole qui doit définir les modalités de réceptions des dossiers de ceux qui n’ont pas pu livrer leur document à tant.

C’est loin d’être la solution idéale, mais c’est un pas certain dans la résolution de cette crise, estiment les responsables du Garr. Car, indiquent- ils, avec cette prolongation les autorités haïtiennes disposent d’un peu plus de temps pour fournir aux ressortissants haïtiens les documents d’identités (passeport, extrait des archives, carte d’identification nationale, acte de naissance) nécessaires pour régulariser leur situation en république voisine. Selon le Garr, les autorités haïtiennes doivent aussi prendre en considération les divers aspects de la situation des migrants chez les voisins dominicains. Ce qui montre clairement la nécessité de maintenir le dialogue avec l’État dominicain afin d’aboutir à des solutions concrètes.

Outre l’assurance de ce nouveau moratoire. Il est nécessaire que les autorités dominicaines accordent une garantie formelle de surseoir aux déportations massives des Haïtiens. Selon les données recensées par le Garr, même munies de leur fiche ou autres documents prouvant leur inscription au PNRE, des personnes ont été rapatriées. À preuve, les rapatriements ont été intensifiés durant les deux premières semaines du mois de juillet. 4 143 migrants ayant traversé la frontière haïtianodominicaine ont été recensés, durant cette même période, sur plusieurs points frontaliers officiels par les responsables du GARR.

De même qu’en juillet 2016, les autorités dominicaines ont encore une fois renvoyé la balle dans le camp des autorités haïtiennes. À titre de rappel, les responsables de la migration dominicaine avaient rejeté toutes les responsabilités de la crise migratoire entre les deux pays sur le compte des autorités haïtiennes. Car, selon leur avis, c’est le laxisme des autorités de la migration haïtienne qui n’ont pas pu fournir des pièces d’identité à leurs ressortissants qui a engendré toutes ces complications dans le cadre de ce dossier.

Effectivement, le ministre des Haïtiens vivant à l’étranger d’alors, François Guillaume II, avait laissé la voie aux critiques en essuyant un échec avec son fameux Programme d’identification des immigrants haïtiens (PIDIH). Seulement 52 000 Haïtiens vivant en République dominicaine ont été inscrits au PIDIH, alors que l’objectif initial était d’arriver à 200 000 inscriptions. De plus, les statistiques étaient très mauvaises. Uniquement 15 000 cartes d’identification nationale (CIN), 2 000 passeports et 20 000 actes de naissance ont été livrés aux migrants.

Lenational

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