Home > Actualités > Le MENFP présente son bilan partiel

Le MENFP présente son bilan partiel

Le bilan des infrastructures scolaires détruites est lourd. Près de 430 écoles ont été endommagées suite au passage de l’ouragan Matthew les 3 et 4 octobre 2016 sur le pays. Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) se veut proactif. Il s’engage à mettre les bouchées doubles en vue de favoriser la reprise des activités académiques dans les différentes écoles du pays.

Le parc scolaire national a été terriblement affecté à travers six des dix départements du pays. Il s’agit du Sud, de la Grand‘Anse, des Nippes, du Sud-Est, de l’Ouest, de l’Artibonite et du Nord- Ouest. Les travaux d’évaluation ont permis de répertorier environ 430 écoles endommagées, dont 357 établissements scolaires publics. Une information qu’a confirmée le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Jean Beauvois Dorsonne, lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 19 octobre 2016. Il n’a communiqué aucun chiffre global autour des pertes enregistrées suite au passage de cet ouragan meurtrier.

Toutefois, le ministre se veut rassurant en dépit de l’ampleur des dégâts. Il a fait remarquer qu’un plan de contingence, constitué de comités départementaux et de districts scolaires, a été mis en oeuvre. Ce, en prévention au passage du cyclone. Une démarche qui avait permis de collecter des informations partielles sur la situation des infrastructures scolaires affectées par cette tempête. Outre ces mesures, poursuit-il, le ministère avait dépêché des émissaires issus de la direction centrale du MENFP quelques heures après le passage de cet ouragan, soit le mardi 3 et mercredi 4 octobre 2016. Une initiative qui, souligne-t-il, visait à renforcer les travaux initiés par les cadres locaux de ladite institution.

Se décernant un satisfecit, Jean Beauvois Dorsonne a salué les efforts entrepris par ces personnels du ministère. Ce qui a contribué à la reprise partielle des cours à Cavaillon, à Aquin, Maniche, Saint- Louis du Sud, les Cayes. Au regard de l’ampleur de la catastrophe, le titulaire du MENFP invite les membres de la population à se serrer les coudes pour permettre à l’ensemble des élèves de reprendre le chemin de l’école.

 Un plan de réponse

 Pour remédier à la situation, le ministre a annoncé la mise sur pied d’un plan de réponse. Celle-ci, explique Jean Beauvois Dorsonne, permettra au ministère de déterminer les matériels nécessaires dans le cadre des travaux de réhabilitation des infrastructures scolaires touchées par l’ouragan, par le biais de la Direction du corps de génie scolaire du MENFP. Dans cette optique, poursuit-il, les partenaires techniques et financiers du ministère s’engagent à appuyer les efforts du gouvernement. « Près de 268 écoles seront réhabilitées. Elles seront remises à l’État haïtien dans une période de quinze jours. S’ajoutent à cela la construction de 100 hangars (servant à abriter les établissements ne pouvant être réaménagés) et la construction de 20 autres établissements scolaires », précise l’ancien député.

En ce qui concerne le coût de ces travaux, le ministre, prudent, n’a pas communiqué de chiffres. Il s’est contenté de dire que des partenaires du ministère sont au stade d’évaluation pour l’instant. Il a cependant fait remarquer que la reconstruction d’une toiture d’établissement scolaire (moyen) de 9 à 11 salles pourrait être estimée à environ 3 millions de gourdes.

Le MENFP envisage un remaniement du calendrier scolaire

 S’agissant du calendrier scolaire, le ministre s’est dit conscient du décalage qu’a occasionné le cyclone. Certaines écoles fonctionnent dans les autres départements du pays, alors que d’autres pas dans les zones affectées. Celles-ci, envisage Jean Beauvois Dorsonne, bénéficieront des activités de rattrapage.

Au regard du nombre de jours perdus, souligne M. Dorsonne, le ministère est en train de statuer sur les possibilités de remanier le calendrier scolaire. Certaines institutions scolaires, fait-il remarquer, où il a été prévu l’organisation d’une série de quatre examens peuvent en éliminer un. Ce, en vue de permettre aux élèves d’avoir un nombre d’heures de cours suffisant. Mis à part ce volet, le ministère est en train également de plancher sur les possibilités de mettre en oeuvre un programme accéléré pour ces zones touchées en privilégiant des notions essentielles dans le cadre de la formation de ces élèves.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *