Tuesday, December 12, 2017
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Le maire Josué Alusma emprisonné

Le maire principal de la commune de Port-de-Paix, Josué Alusma, est toujours incarcéré à la prison civile de Port-de-Paix, suite aux incidents survenus dans la commune de Bassin-Bleu le jeudi 3 août 2017, où un jeune étudiant de l’université Valparaiso a été atteint par balle. Selon plusieurs personnes interrogées, la victime se trouvait à bord d’un autobus transportant des passagers à Port-au-Prince, alors que le maire qui se dirigeait également à la capitale aurait demandé au chauffeur de l’autobus de lui prioriser le passage. Face au refus de ce dernier, le maire aurait dégainé son révolver et fait feu. En réaction, les passagers et d’autres membres de la population ont incendié son véhicule.

Des faits que le maire Josué Alusma rejette d’un revers de main. Dans un message à la population, après les auditions au SDPJ, il raconte : « J’ai quitté mon domicile, ce matin du jeudi 3 août, pour me rendre à Portau- Prince. Arrivé dans la localité de Champagne, je suis tombé dans une embuscade où des gens armés à bord d’un véhicule de couleur grise ont tiré en direction de ma voiture. Toutes les vitres de mon véhicule se sont brisées. À ce moment, j’essayais, moi-même de me défendre, et j’ai demandé au chauffeur de l’autobus de me laisser le dépasser, parce que je devais absolument atteindre le sous-commissariat de Bassin- Bleu pour expliquer la situation aux policiers. Compréhensif, le chauffeur de l’autobus m’a accordé la priorité. Donc, je suis étonné d’entendre des passagers dire que j’ai blessé quelqu’un par balle ».

Le présumé coupable, qui est l’actuel président de l’Association des maires du Nord-Ouest (AMANO) et membre influent de la FENAMH, se trouve placé en détention préventive sous l’ordre du commissaire du gouvernement de Port-de-Paix, Me Frantz Claude Antoine. Selon les informations recueillies, le dossier est actuellement au cabinet d’instruction pour les suites nécessaires.

Entre-temps, l’incident continue à soulever de nombreuses controverses dans la commune de Port-de-Paix. Ils sont nombreux, des alliés du maire pour la plupart, à parler d’un complot visant à détruire politiquement l’accusé. Tandis que, pour d’autres, le maire serait un assassin, un vulgaire politicien qui fait de la violence une méthode de gouvernance. Pour ces derniers, même au cas où il aurait été blanchi par la justice, M. Josué Alusma n’a plus sa place à la tête de la Mairie de Portde- Paix. Ces citoyens réclament donc la dissolution du Conseil municipal et la mise en place d’un comité intérimaire.

Soulignons qu’aucun des membres de la Fédération nationale des maires haïtiens (FENAMH) n’a encore rendu visite au prévenu en vue de s’enquérir de ce qui s’est réellement passé ce jeudi 3 août 2017. Une attitude de l’organisation qui laisse perplexe de nombreux observateurs à Port-de-Paix.

Lenational

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