Friday, November 24, 2017
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La société civile fait le bilan de la journée

Plusieurs observateurs nationaux issus de différentes organisations de la société civile ont été déployés sur le terrain à l’occasion de la journée de vote du 20 novembre 2016. Ces observateurs ont déduit que la journée électorale a été une réussite. Toutefois ils ont souligné quelques cas d’irrégularités durant leur passage dans les centres de vote à travers le territoire national.

L’observatoire citoyen pour l’institutionnalisation de la démocratie (OCID), après avoir suivi toutes les opérations de la journée électorale, depuis l’ouverture des bureaux jusqu’au dépouillement et comptage des votes, a conclu que les élections se sont tenues dans de bonnes conditions sécuritaires et ont été marquées par une participation plus ou moins acceptable de l’électorat, même dans les départements touchés par le désastre. Soit une participation de 23, 3 % au niveau global. En ce qui concerne les zones affectées par l’ouragan Matthew, la participation était de 25,9 % par rapport au nombre de potentiels électeurs.

 L’OCID avait déployé sur le terrain 1 500 observateurs. L’étude est réalisée sur la base des données recueillies pour 90,94 % d’un échantillon national et représentatif de 1 203 bureaux de vote et de 302 centres de vote. Les observations rapportées pour 90,94 % de l’échantillon des bureaux de vote susmentionnés sont analysées et présentées avec une marge d’erreur de + ou – 1,5 % et un niveau de confiance de 95 %, selon les membres du directoire de l’OCID.

 Les tendances observées sont, entre autres, le respect des procédures du vote dans presque la totalité des bureaux de vote. Les membres des bureaux de vote (MBV) ont expliqué aux électeurs comment voter et appliqué l’encre indélébile aux doigts des électeurs. Les observateurs ont noté l’insertion des documents électoraux, à savoir procès verbaux, listes d’émargement, feuilles de comptage, procès verbal d’irrégularités, procès verbal d’incidents, dans des enveloppes transparentes. L’OCID a également constaté une augmentation sensible de la présence des mandataires des partis et regroupements politiques à la clôture du vote, comparativement au démarrage du processus.

En termes d’incidents, quelques-uns susceptibles d’avoir un effet sur les opérations électorales ont été répertoriés. 7 % des observateurs ont rapporté des incidents liés à la violence comme des jets de pierres ou de tessons de bouteille, des bagarres, des tirs d’armes à feu par des membres de la population, pour manifester leur support à leur candidat ou pour dénoncer l’absence de leur nom sur la liste électorale.

De son côté, Human Rights, une organisation qui se spécialise également dans la défense des droits humains, a fait presque la même lecture de la journée électorale du 20 novembre. C’était une journée réussie, selon Antonal Mortimé, qui faisait office de porte-parole de Humans Rights. Pourtant, ces représentants de Human Rights, pour la plupart issus de la diaspora, ont quand même signalé des cas d’irrégularités, comme le changement de quelques centres de vote à la dernière minute, des difficultés liées à la liste électorale, retard au niveau de certains centres de vote, déficit de communication au niveau du Conseil électoral provisoire, etc.

 En termes de recommandations, ces organisations encouragent le Conseil électoral provisoire (CEP) à être plus vigilant, plus perspicace afin de relever les défis qui l’attendent dans les prochaines phases. L’OCID invite également les acteurs impliqués dans le processus à faire preuve de fair-play et à respecter strictement le décret électoral dans l’idée d’éviter de compromettre la suite du processus.

Phanord Cabé

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