Wednesday, August 23, 2017
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La PNH dévoile son plan de régularisation des taxis motos

Dans l’idée de résoudre la circulation anarchique des taxis motos dans le pays, la Police nationale d’Haïti a lancé officiellement le plan de régularisation des motos, le mercredi 21 décembre 2016.Ce plan consiste en la constitution d’une base de données sur les propriétaires et les conducteurs des taxis motos, selon le commissaire Carl Henry Boucher, coordonnateur des directions départementales de police lors d’une entrevue exclusive accordée au journal en tant que concepteur du projet pilote qui s’étendra à l’avenir dans les dix départements du pays.

« Il s’agit d’un projet pilote qui est en train d’être expérimenté dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Nous avons constitué une base de données avec des informations recueillies sur les propriétaires des motos, les conducteurs et deux personnes de référence fournies par les concernées », a précisé le commissaire divisionnaire Carl Henry Boucher. Au moment de lancer ce projet, mercredi, au commissariat de Pétion-Ville, un gilet a été remis à chaque conducteur. Chaque chauffeur est identifié par un numéro et un autocollant pour les casques. Un code de couleur est aussi défini dans le cadre de ce plan où chaque commune de la zone métropolitaine se voit attribuer une couleur, a expliqué Carl-Henry Boucher qui a conçu ce projet à la demande du directeur général de la Police nationale d’Haïti qui se fait, selon M. Boucher, beaucoup de soucis par rapport au taux de crimes commis par les motards surtout sur des personnes sortant des banques.

Avec la mise en place de ce plan, la police a pu répertorier pas moins de 4 775 motocyclettes dont 369 sont suspectées par la police. Pour l’instant, les propriétaires de ces motocyclettes sont convoqués en vue de vérifier l’origine de ces véhicules. C’est un plan bien pensé de concert avec la direction départementale de l’Ouest, les commissariats de la région métropolitaine, les autorités municipales, les associations de motocyclettes ainsi que les concessionnaires, a informé l’ancien directeur départemental du Nord de la PNH. « Le numéro attribué au conducteur nous permet facilement de remonter à l’identité du conducteur ainsi qu’à la station y afférente », a expliqué Monsieur Boucher précisant que dans cette base de données, il est constitué une liste comparable à la liste d’émargement du CEP sur laquelle on retrouve la photographie et tout un ensemble d’informations sur le conducteur, le propriétaire.

Chaque fiche d’enregistrement contient des informations sur quatre personnes (le conducteur, le propriétaire et les deux personnes de référence) ainsi que deux empreintes digitales, a fait savoir le commissaire Boucher, précisant toutefois que ce plan ne veut pas dire que le phénomène de l’insécurité va être éradiqué totalement, mais d’avoir un contrôle plus sûr de la circulation des motos. Car, dit-il, cette base de données permettra à la police de remonter plus facilement en cas d’éventuels forfaits commis par des hommes à motos. « Une personne, un gilet, un numéro » a insisté le commissaire Boucher mettant en garde les propriétaires des motos qui doivent bien connaitre les conducteurs à qui ils confient leurs motocyclettes.

Le bureau de la coordination des directions départementales est chargé de la conception, de l’organisation et de la planification des opérations stratégiques de la PNH, il n’intervient pas au niveau exécutif, a fait remarquer Carl- Henry Boucher qui enjoint les commissariats de la zone métropolitaine, la direction départementale de l’Ouest à prendre des dispositions claires pour l’application de ce plan. Au moment des « checks », il faut demander aux motards leur fiche d’enregistrement et non leur permis. On saura ainsi dans quel commissariat la moto a été enregistrée, a précisé le coordonnateur Carl- Henry Boucher.

 Quid du plan de sécurité pour les fêtes de fin d’année ?

La police a défini un plan global à l’occasion des fêtes de fin d’année. Ce plan s’étend du 23 décembre au 9 janvier, a informé Carl-Henry Boucher. « Du 23 au 26 décembre, nous avons un mode opératoire bien spécifique qui consiste à renforcer les dispositifs de sécurité dans les zones aéroportuaires, portuaires ainsi que les zones et espaces touristiques (hôtels, resto, club..) », a fait savoir l’homme chargé des opérations stratégiques de la PNH, soulignant que le 27 décembre la stratégie de sécurité revient à la structure normale.

En prélude à la publication des résultats prévus pour le 29 décembre, la PNH a déjà travaillé sur un mode opératoire de concert avec la Minustah pour couvrir les différentes zones sensibles et généralement réputées chaudes. Ce mode opératoire sera opérationnel dès le 28 décembre, a expliqué le commissaire Boucher. Après les résultats, pour couvrir les périmètres sensibles un plan est déjà mis en mode de prévention. Et en cas de manifestations la police pourra réagir sans problème. C’est la raison pour laquelle toutes les unités spécialisées (CIMO, UDMO, BOID) sont mobilisées y compris les unités de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) comme la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS) pour permettre à ce que l’on passe une fin d’année paisible, a garanti le commissaire Carl-Henry Boucher au moment de s’entretenir avec la rédaction du journal.

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