Monday, December 11, 2017
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Jovenel Moïse multiplie des faux pas selon des sénateurs de l’Opposition

Plusieurs sénateurs issus de la 50e législature ont démontré quelques faux pas du chef de l’État Jovenel Moïse durant ses derniers mois, relatifs aux dernières vagues de manifestations contre le budget décrié 2017-2018. Le budget contesté, à la base de la mobilisation dans les rues, a été voté par la Chambre basse, le samedi 9 septembre 2017, en deuxième lecture, avec 78 voix pour, 5 abstentions et 8 contre.

Le président de la Commission Économie et Finances au Sénat de la République, le sénateur des Nippes Nenel Cassy, a relaté les faux pas ayant conduit le gouvernement de Jack Guy Lafontant dans cette impasse. Il cite en exemple plusieurs anomalies relevées durant les 7 mois de l’administration Moïse/Lafontant. « Ce régime ainsi que ce pouvoir ne vont pas dans la bonne direction », indique le Sénateur des Nippes, Nenel Cassy.

« Il n’y a jamais eu d’explications sur les prélèvements de $1.50, puisqu’il n’y a jamais eu d’audit, il n’y a jamais eu non plus d’explications sur le Fonds national d’éducation (FNE), de même que la question de l’augmentation des prix du carburant, sans oublier la question d’augmentation des taxes pour punir ceux qui sont les plus faibles, pour aboutir à la question de budget » , explique Nenel Cassy.

Les 25 centimes prélevés sur les appels téléphoniques ainsi que le 1.50 $ sur les transferts internationaux devront servir à alimenter le FNE, mis sur pied par le chef de l’État dans l’objectif de financer la scolarisation gratuite des enfants dans le pays.

Lors d’une séance ce jeudi 17 août 2017, la Chambre des députés a voté en 2e lecture la loi portant création, organisation et fonctionnement du Fonds national de l’Éducation (FNE). Déposée au Parlement depuis juin 2012, cette loi proposée par l’Éxécutif d’alors se propose de réguler et de doter le FNE d’une personnalité juridique jouissant d’une autonomie financière et administrative.

Pour ses opposants, la loi de finances 2017-2018 est loin d’être une panacée pour le développement du pays, comme le pouvoir en place tente de le faire comprendre.

Pour le sénateur du Sud, Ricard Pierre, le document de la loi de finances est à rejeter, puisqu’elle est entachée d’inconstitutionnalité.

« Elle a violé l’article 217-218 de la constitution dans la mesure où les collectivités territoriales qui devraient s’assoir avec le gouvernement dans la réalisation de ce budget n’ont pas été consultées», selon Ricard Pierre.

Il souligne que ce budget ne prend pas en compte les recettes qui rentrent dans les organismes autonomes des institutions de l’État.

Il rappelle aussi les scandales qui ont marqué ces dernières années le fonctionnement de plusieurs institutions publiques comme l’Autorité portuaire nationale (APN), sans oublier ce qui se passe, actuellement, au sein de l’Office national d’Aviation civile (OFNAC). Il indique que ce budget ne prend pas en compte les véritables priorités du pays.

Très remonté contre l’administration Moïse/Lafontant, le sénateur de l’Ouest Antonio Cheramy qui avait déchiré en plaine séance, le projet de loi de finances 2017-2018, renouvelle sa détermination à accompagner le peuple dans son combat contre la misère et l’exclusion, tout en affirmant que le gouvernement de Jack Guy Lafontant n’a d’autres options que de faire retrait de cette loi de finances.

« Ils ont des plans pour nous attaquer, pour briser beaucoup plus de choses en nous faisant porter le chapeau, mais nous ne nous laisserons pas intimider », conclut l’élu de l’Ouest.

Lenational

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