Thursday, September 21, 2017
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Jovenel Moïse essaie d’aplanir le terrain politique

La reprise de la séance spéciale pour la ratification de l’énoncé de politique générale avortée aux Sénat le lundi 13 est prévue pour le mercredi 15 mars, selon le président du Grand-Corps, Youri Latortue. Pour préparer cette séance, le président de la République, après l’abandon de la séance du lundi par ses sénateurs supporteurs, s’est entretenu au cours de la journée du mardi avec les différents groupes de sénateurs en vue d’aplanir le terrain politique avant la présentation de la politique générale du Premier ministre.

La tape reçue au Sénat le lundi 13 mars par ses grands supporteurs semble avoir ramené le président de la République sur terre. Le jeu est corsé. Et c’est à partir de la réaction des élus du PHTK au Sénat de la République que le chef de l’État a vraiment mesuré la dimension des enjeux. Très tôt dans la matinée du mardi, le président a jugé bon de rencontrer les sénateurs élus sous la bannière du parti rose. C’est une journée de rencontres au cours de laquelle Jovenel Moïse s’est entretenu également avec le groupe APRIS (Alliance parlementaire pour le renforcement institutionnel et de la stabilité) ainsi que d’autres sénateurs alliés du président Jovenel Moïse. L’information est confirmée par le sénateur Youri Latortue qui n’a pas pris part lui-même à cette série de réunion.

L’objectif de ces rencontres est simple. Planifier la séance de ratification de la politique générale du Premier ministre. L’Exécutif avait demandé un sursis après la séance avortée du lundi afin qu’il puisse préparer la séance. Il sera prêt pour le mercredi 15 mars et la séance est prévue pour 11 heures du matin », a fait savoir le président du Sénat qui dit croire important à ce que le pays soit doté d’un gouvernement en vue d’adresser les problèmes auxquels fait face la nation.

Certaines informations ont laissé croire que le cabinet pourrait être remanié en vue d’apaiser les tensions et réduire les frustrations. Interrogé à ce sujet, le président du Sénat ne veut pas être affirmatif. Il croit qu’une telle possibilité pourrait découler de la nature des négociations entre le président de la République et les sénateurs. À ce niveau Youri Latortue s’est montré très attaché à la Constitution. « Nous pensons qu’il est important que le pays soit doté d’un Premier ministre une fois que ce dernier remplit les conditions constitutionnelles d’éligibilité », a précisé le patron du Grand-Corps, rappelant que son parti n’est pas représenté au cabinet ministériel.

La formation de ce gouvernement a créé une situation de dysharmonie entre les élus même du PHTK. Certains reprochent à d’autres leur gourmandise à vouloir tout prendre sans le moindre partage. En ce sens, le député de Thomazeau, Price Cyprien, s’est montré indigné par l’attitude des sénateurs membres du Parti haïtien Tèt Kale qui marchandent leur vote alors qu’ils sont de la même famille politique que le président de la République. Le député du KID de Kenscoff, Alfredo Antoine, allié du PHTK ne voit pas non plus de bon oeil cette démarche des pères conscrits. C’est pourquoi, ditil, il a suggéré au Premier ministre d’entreprendre les négociations avec les responsables de partis politiques représentés au Parlement au lieu de le faire directement avec des élus.

À côté de la question des négociations, les dossiers du Premier ministre semblent n’être pas techniquement irréprochables selon les dires de certains sénateurs commissaires. Le PM a payé en un jour ses impôts pour les cinq dernières années à la période de sa nomination comme Premier ministre. Ses documents de voyages contiennent aussi certaines erreurs. De petits problèmes sont détectés aussi au niveau de son certificat de résidence ainsi que dans l’acte de naissance de sa mère dont le nom ne serait pas tout à fait identique à celui porté dans l’acte de naissance de Jack Guy Lafontant. À part le côté politique, le dossier de monsieur Lafontant sera également débattu sur le plan technique. Au cas où les négociations politiques n’auraient pas abouti, les pères conscrits trouveraient sur le plan technique des alibis comme échappatoire.

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