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François Anick Joseph dans l’oeil du cyclone

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, François Anick Joseph, est sur un siège éjectable. Insatisfaits de sa performance après le passage de l’ouragan Matthew, six sénateurs ont décidé de l’interpeller le mercredi 26 octobre 2016. Les sénateurs interpellateurs reprochent au ministre de l’Intérieur son mensonge à la nation sur la présence des militaires dominicains sur le sol national ainsi que sa mauvaise gestion faite de l’ouragan Matthew.

L’ouragan Matthew, quelques deux semaines après son passage, continue de marquer pour encore longtemps les esprits par l’ampleur des dégâts causés. Il va assurément continuer à faire d’autres victimes. François Anick Joseph pourrait lui aussi être victime de l’ouragan Matthew. Interpellé au Sénat de la République, le ministre de l’Intérieur, ancien sénateur de la République, connaîtra son sort seulement à l’issue de la séance du mercredi 26 octobre qui se terminera soit par un vote de confiance ou un vote de nonconfiance au cas où 16 sénateurs voteraient favorablement la motion de censure.

« Suite à une correspondance conjointe de six sénateurs et en référence aux prescrits de l’article 128 et suivant de la Constitution de 1987 amendée, il a été décidé de vous interpeller en Assemblée plénière le mercredi 26 octobre », a écrit le sénateur Ronald Larèche au ministre de l’Intérieur avant de renchérir que « les sénateurs signataires de ladite correspondance entendent vous interpeller sur votre mauvaise gestion par rapport aux dégâts causés par l’ouragan Matthew et pour parjure. Car, ils estiment que vous avez menti à la nation pardevant l’Assemblée des sénateurs lors de votre rencontre en date du 12 octobre 2016 », a précisé Ronald Larèche dans sa correspondance au ministre François Anick Joseph.

Depuis la séance du mercredi 12 octobre, les sénateurs interpellateurs, Youri Latortue, Onondieu Louis, Hervé Foucand, Carl Murat Cantave, Edwin Zenny et Jean Renel Sénatus, sesontmontréshostilesparrapportàla gestion du gouvernement en général. D’ailleurs, ils ont failli transformer cette séance de convocation en une séance d’interpellation en vue de sanc-tionner les membres du gouvernement présents dans l’enceinte du Sénat, dont le Premier ministre Enex Jean-Charles. Même les sénateurs qui supportent le gouvernement s’étaient montrés eux aussi offusqués par la gestion jugée calamiteuse faite de la catastrophe.

Pour voter la motion de censure, la bande à Youri Latortue (les six sénateurs interpellateurs) a besoin du support de 10 autres sénateurs pour la mise à pied du titulaire du MICT. Pour cela, les interpellateurs doivent compter sur le support de la majorité. À ce niveau, rien n’est encore joué.

Un sénateur membre du groupe majoritaire qui a requis l’anonymat a confié au Journal qu’aucune entente n’est encore trouvée sur le sort du ministre de l’Intérieur. Lui, personnellement, dit-il, ne compte pas voter la motion de censure. S’il est vrai que François Anick Joseph est un « chiche », il n’est pas voleur. « Anick se yon nèg ki chich, ou pa janm wè pla men l, men mwen poko janm tande yon moun ki di l vòlè », a lancé le sénateur qui dit ne pas voir la raison de sanctionner un ministre parce qu’il ne veut pas voler pour plaire à certains chefs. Tout vraiment n’est pas encore joué.

Lenational

 

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