Home > Actualités > Festival Quatre chemins : une treizième édition en chantier

Festival Quatre chemins : une treizième édition en chantier

L’association Quatre chemins a rencontré la presse le vendredi 21 octobre 2016 pour présenter la programmation de la treizième édition du festival qui se veut un rendez-vous annuel. Cette manifestation culturelle qui se déroulera du 21 novembre au 3 décembre 2016 dans divers espaces culturels de la capitale, dont la Fokal, le Centre d’Art, l’Institut français en Haïti (IFH), le CRICH, le restaurant Le Villate, accueillera une soixantaine de représentations. « Lanmou pa konplike », est le thème retenu cette année pour cette 13e édition qui met à l’honneur le marionnettiste haïtien Ernst Saint-Rome et l’artiste performatif dominicain David Pérez Karmadavis.

« Faire de Port-au-Prince une scène internationale des arts vivants, miroir des arts vivants en cours de réflexion partout dans le monde, en cours de création et de pratique, interrogation sur eux-mêmes », constitue, entre autres, l’un des objectifs du festival Quatre chemins 2016.

 Rythmée par des contesmarionnettes, des concerts, des projections, des expositions, des lectures et ateliers, cette treizième édition du festival Quatre chemins sera constituée d’une soixantaine d’activités dont quinze spectacles gratuits ou payants, qui seront offerts par des artistes haïtiens et étrangers venus de la Belgique, de Porto Rico, du Canada, de la Guadeloupe et de la République dominicaine, si l’on en croit Daphné Menard, assistant à la programmation. Il en a profité pour annoncer au public que la fameuse parade du festival Quatre chemins n’aura pas lieu cette année.

 Le festival aborde aussi « la problématique des conflits transfrontaliers et le rôle médiateur de l’art dans la résolution de ces conflits. À l’occasion du festival, le marionnettiste Ernst Saint-Rome présentera deux spectacles : Kilomèt Zewo et Lago lajounen ak lannwit. Coécrit avec Dominique Batraville, Kilomèt Zewo, né du souvenir dans l’enfermement du tap-tap, fait état d’un drame : celui du transport en commun réglementé en Haïti par le gros bon sens pratique. Tandis que Lago lajounen ak lannwit dresse la réalité des hommes en quête de mémoire, dans une perte d’espoir, entre musique, marionnettes et chansons.

David Perez, pour sa part, avec un travail élaboré autour de la problématique dominicano-haïtienne et ses conséquences sociales et politiques, viendra planter des arbres fruitiers en Haïti pour sa performance, le 28 novembre prochain. Selon le directeur artistique de Quatre chemins, Guy Régis Junior, cette représentation aura lieu probablement au parc naturel Quisqueya de Fond- Parisien, car l’association Quatre chemins entend multiplier les lieux de performances en vue de « s’imprimer dans la ville et toucher le plus de personnes possible ».

Lenational

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *