Monday, October 16, 2017
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Enex Jean-Charles rassure

Le gouvernement tente de dissiper les incertitudes entourant la tenue de la présidentielle et les législatives partielles du 20 novembre prochain concernant le climat sécuritaire. Après la direction générale de la Police nationale d’Haïti (PNH) annonçant un plan de sécurité, c’est au tour du Premier ministre de se targuer de l’adoption des mesures nécessaires en prélude à ces élections.

À environ 27 jours de la tenue de la présidentielle et des législatives partielles du 20 novembre prochain, la sécurité ne représente plus un sujet de préoccupation. Tout semble être sous contrôle. Les autorités, notamment policières, ont déjà pris toutes les mesures nécessaires dans la perspective des prochaines élections du 20 novembre prochain. L’annonce a été faite par le Premier ministre Enex Jean-Charles lors d’une conférence de presse tenue en sa résidence officielle à Musseau le lundi 24 du mois en cours.

 Un des faits marquants, ces dispositions semblent ne pas concerner la sécurité des prisonniers. Plus de 170 des 266 détenus se sont évadés de la prison civile de l’Arcahaie le samedi 22 octobre 2016. Cependant, le chef du gouvernement se vante de l’adoption de dispositions sécuritaires d’ordre général. Ce, afin d’assurer la sécurité de la population et de contribuer au bon déroulement de ces élections, tandis que les bandits continuent d’opérer à visière levée un peu partout dans le pays et dans la capitale notamment.

Au terme d’une rencontre avec une délégation de l’Union européenne (UE), le Premier ministre s’est voulu rassurant. Comme garantie, toutes les compétitions doivent être non seulement acceptables, mais elles doivent se tenir dans un climat serein. Pour ce faire, Enex Jean-Charles entend rattraper les évadés en prélude aux prochaines compétitions électorales. « Lorsque l’on a des prisonniers qui sont en cavale, la première démarche consiste à identifier les bandits les plus dangereux ».

Dans cet ordre d’idée, Enex Jean- Charles a rejeté d’un revers de main la responsabilité du gouvernement dans cette évasion. Au regard des problèmes à résoudre, le gouvernement n’aurait jamais pris la décision de faire d’évader des prisonniers. Il s’est toutefois gardé d’indexer qui que ce soit dans cette affaire.

La coordination de l’aide humanitaire revient encore sur le tapis. Le chef du gouvernement a salué l’élan de solidarité dont fait montre l’Union européenne via l’aide humanitaire. Ce soutien a été manifeste lors du passage du séisme dévastateur du 12 janvier 2010. Et il l’a été encore après le passage de l’ouragan Matthew les 3 et 4 octobre derniers. M. Jean-Charles a cependant fait remarquer que cette aide sera orientée en fonction des priorités relatives aux besoins des victimes suite aux conséquences de la catastrophe.

 À cet effet, il dit s’engager à mettre en oeuvre des mécanismes servant à lutter contre l’insécurité alimentaire dans le pays. Le Premier ministre a aussi évoqué la nécessité de créer des activités génératrices de revenus capables de fixer les personnes sinistrées dans leurs zones respectives. Ce qui contribuera à enrayer le flux migratoire de centaines de compatriotes vers les autres pays. Aussi, a-t-il souligné la nécessité de réhabiliter les zones affectées par l’ouragan afin de reconstruire autrement dans le but de réduire l’ampleur des dégâts ou de les éviter.

 Dans la même veine, le directeur général de la Coopération internationale et du développement de la commission européenne (DEVCO), Stefano Manservisi, a réitéré l’engagement de l’UE à l’égard du pays. Il a, à cet effet, annoncé le décaissement d’une enveloppe additionnelle de 20 millions d’euros en vue de venir en aide aux sinistrés du cyclone Matthew.

 Entre-temps, le responsable du DEVCO a aussi souligné la nécessité de prendre en considération les activités liées à l’organisation des prochaines joutes électorales. Ces compétitions qu’il estime un peu longues devront contribuer à la stabilité indispensable à la reconstruction du pays. Pour ce faire, la stabilité nécessite non seulement des moyens physiques ou financiers, mais aussi un cadre politique stable et inclusif.

À la question de savoir le sentiment de l’UE autour du décaissement des fonds concernant des activités entreprises dans le cadre de l’aide humanitaire, Stefano Manservisi a été formel : l’UE en est satisfaite. Si tel n’était pas le cas, l’Union ne se serait pas engagée dans la mobilisation de ressources financières destinées à la réalisation d’une série de projets en faveur des membres de la population sans voir leur matérialisation. Tout va, à son avis, pour le mieux. Autrement, ce serait jeter de l’argent par la fenêtre.

Pour lui, beaucoup d’efforts ont été consentis suite au passage du séisme du 12 janvier 2010, notamment sur le plan sanitaire. Il a cependant fait savoir, sans les énumérer, que l’UE décèle des problèmes liés à la législation du pays.

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