En guise de bilan d’Enex Jean-Charles

Le Premier ministre Enex Jean-Charles a présenté, le jeudi 9 février 2017, sa démission au président Jovenel Moïse. Qui représente du même coup la démission de son gouvernement. Comme bilan, on note, entre autres, qu’il a facilité l’aboutissement du processus électoral. Il a géré les dégâts causés par l’ouragan Matthew au début du mois d’octobre 2016. Il s’est cependant montré impuissant quant à la grève lancée dans les hôpitaux publics du pays, au grand dam de la population.

L’aboutissement du processus électoral demeure l’une des grandes priorités du gouvernement provisoire de la République. Le chef de l’État, Jocelerme Privert, en a fait son leitmotiv. Il en a été de même pour le Premier minstre Enex Jean- Charles qui a été investi dans ses fonctions, le lundi 28 mars 2016, au Palais national. Près de deux jours après, il avait procédé à la nomination des membres du Conseil électoral provisoire (CEP) dans la perspective de la reprise de la présidentielle du 25 octobre 2015.

Le CEP s’attelle à sa mission: la relance du processus électoral après évaluation des étapes déjà franchies. Ce, conformément à l’énoncé de Politique générale du Premier ministre. Il devait mettre en application les recommandations techniques de la Commission indépendante d’évaluation électorale. Une démarche qui visait l’aboutissement du processus électoral initié depuis en 2015. Le Gouvernement veillera à ce que tout soit mis en oeuvre, y compris la recherche, le cas échéant, de moyens financiers supplémentaires. Ce, en vue de créer les conditions nécessaires et suffisantes à la relance immédiate du processus électoral. Un calendrier raisonnable lui devait être soumis à la hauteur des attentes de tous les acteurs impliqués dans le processus électoral. À cet effet, l’organe électoral avait annoncé la reprise de la présidentielle comme le prône la Commission indépendante d’évaluation et de vérification électorale (CIEVE) au terme de ses trente (30) jours de travail. La date du 9 octobre 2016 n’a pas été respectée en raison du passage dévastateur de l’ouragan Matthew les 3 et 4 du mois en question.

Les projecteurs étaient braqués sur les départements du Sud, de la Grand’Anse et des Nippes, principalement touchés par le passage de l’ouragan Matthew. Dépassé par l’ampleur des dégâts, le président provisoire de la République, Jocelerme Privert, a lancé un appel à la solidarité auprès de la communauté internationale. Ce, en vue d’assister plusieurs milliers de victimes de cet ouragan de catégorie 4 sur échelle Saffir-Simpson.

Le Parlement, notamment le Sénat, dénonce une mauvaise gestion des dommages causés par cette tempête. Le gouvernement y a été convoqué. Le Premier ministre ainsi que ses ministres n’arrivaient pas à convaincre les sénateurs sur leur gestion. Courroucés, les pères conscrits avaient formulé certaines recommandations avec menace d’interpellation du gouvernement dans les semaines qui suivaient s’il ne corrigeait pas son cahier. Pour tenter de convaincre les parlementaires, le titulaire du ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), Francois Anick Joseph avait été formel. Malgré les efforts consentis, selon les estimations, le bilan est lourd. Il s’était contenté de dire que les données n’avaient pas évolué. Il avait fait état de 473 morts, 75 disparus, 339 personnes blessées et plus de 175 500 personnes hébergées dans des abris provisoires. À cela s’ajoutaient plus de 1.7 million de personnes qui étaient en situation difficile, en soulignant la nécessité de les venir en aide.

La grève des hôpitaux publics, exclue de la priorité

Les médecins résidents de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) et d’autres centres hospitaliers publics du pays ont lancé un mot d’ordre de grève le lundi 28 mars 2016. Près de cinq (5) mois après, les médecins résidents de l’HUEH avaient annoncé la levée officielle de cet arrêt de travail et la reprise des activités de prestation de soins le jeudi 1er septembre. Ainsi, ils avaient accepté l’augmentation de 100 % des frais proposée par l’État. Ce qui leur permettra de gagner entre 14 000 et 17 000 gourdes. En dépit de tout, les promesses des autorités n’ont pas été tenues, si l’on en croit les disciples d’Hippocrate et leur personnel médical.

La grève reprend ses droits à l’HUEH. La Fédération nationale des travailleurs de la santé (Fenatras) avait lancé un arrêt de travail le 5 décembre 2016. Pour cause, cette structure a fait savoir que la titulaire du ministère de la Santé publique et de la population (MSPP) n’a pas honoré ses engagements relatifs à l’augmentation de salaires des employés de la Santé via plusieurs circulaires, dont l’une datée du 4 novembre 2016. Par ce mouvement, les syndicalistes entendent exiger l’ajustement de leurs salaires, l’amélioration de leurs conditions de travail et leur lettre de nomination. Le gouvernement provisoire dirigé par Enex Jean-Charles s’est montré incapable d’apporter les réponses appropriées à cette grève paralysant les activités au sein des hôpitaux publics. D’aucuns vont jusqu’à dire qu’une telle décision ne semble pas figurer dans les priorités du gouvernement.

Lenational

Catégories : Actualités,Politique,RFM

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