Monday, September 25, 2017
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Des étudiants de l’ENS cassés dans leur élan de grève de la faim

Depuis mercredi dernier, des étudiants de l’École normale supérieure (ENS) sont enfermés dans les locaux de l’ENS à Canapé vert, où est logé le programme de maitrise. Victimes de la décision du directoire de l’ENS qui a expulsé de la faculté une vingtaine d’étudiants pour des actes, dit-on, de vandalisme perpétrés dans l’enceinte de l’ENS à la Rue Monseigneur Guilloux, ces étudiants ont décidé d’observer une grève de la faim jusqu’à leur réintégration.

Gorbarnais Jérôme, un étudiant finissant en philosophie à l’ENS a expliqué au Journal qu’un accord a été signé entre l’ENS et le ministère de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) afin de faciliter l’intégration des étudiants finissants de l’ENS dans le système éducatif. «L’accord est bafoué», dit-il. Les intégrations dans le système continuent de s’effectuer sur la base d’accointance politique. Deux promotions de 175 étudiants chacune est actuellement sur le pavé pour exiger le respect de l’accord, dont une période de stage avec ensuite intégration dans le système.

Plusieurs mouvements de protestation ont été réalisés dans le cadre de cette affaire. Lors de ces mouvements de bouleversement, les locaux de l’ENS à la Rue Monseigneur Guilloux auraient été vandalisés. Pas moins de 17 étudiants ont été indexés, et le directoire de l’ENS a décidé de les expulser définitivement de la faculté. À en croire Gorbanais Jérôme, les noms de ces étudiants a été publié dans les journaux sans même les auditionner. Ce qui, selon lui, est une violation aux règlements intérieurs de l’Université d’État d’Haïti (UEH) qui demande qu’on auditionne un étudiant avant de l’expulser de l’institution.

Plusieurs démarches, telles des lettres adressées au conseil de direction de l’ENS, la signature de pétitions, etc. ont été entreprises par ces étudiants qui réclament à tout prix leur réintégration au sein de l’École. Ces démarches étant restées sans aucune suite, les normaliens ont décidé de durcir leur position. Ils ont pris la décision d’observer une grève de la faim dans les locaux du programme de maitrise de l’ENS à Canapé vert. Contrairement aux espérances, ces étudiants ont été enfermés dans l’enceinte de l’institution. Peut-être dans l’idée d’empêcher à l’ENS de connaitre le même sort que le rectorat. Aucun média n’est autorisé à effectuer le constat de la situation.

Malgré tout, ces étudiants ont décidé de poursuivre la lutte jusqu’au bout. Ils sont prêts à laisser leur peau, confientils, pour la juste cause qu’ils défendent. Ils ont déclaré qu’ils n’ont rien à perdre dans le cadre de cette bataille. À présent, ils considèrent qu’ils sont des personnes inexistantes, en raison du fait que les dirigeants de l’ENS ont choisi de les exclure de l’école qui est le chemin de réussite le plus assuré pour des descendants comme eux des classes défavorisées de la société haïtienne.

Il faut toutefois mentionner que de toutes les entités de l’UEH, l’École normale supérieure (ENS) est la seule dysfonctionnelle depuis plusieurs mois. Elle peine jusqu’à date à réaliser les concours d’admission pour une nouvelle promotion. L’année académique 2015-2016 au sein de l’ENS n’a même pas été bouclée lors de sa fermeture en août dernier pour des motifs de protestation des étudiants et du personnel administratif.

Lenational

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