Thursday, September 21, 2017
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Centre: des commissariats en piteux état

Au cours du mois de mars, l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti (IGPNH) a réalisé une tournée d’inspection dans le département du Centre et dans la région métropolitaine. 13 commissariats, 5 sous-commissariats, 2 prisons civiles et deux unités spécialisées dans le département du Centre ont été visités par les 24 délégués de l’IGPNH qui ont identifié des problèmes cruciaux au sein de ces institutions de la Police nationale d’Haïti (PNH).

Les commissariats de Hinche, Mirebalais, Thomonde, Maïssade, Cerca- Carvajal, Thomassique, Cercala- Source, Baptiste, Boucan Carré, Savanette, Saut d’Eau, Lascahobas et Belladères et 5 sous-commissariats à Bas-cimetière, Domont, Tilorie, Pandiassou et Cachiman ont reçu la visite de la délégation dans le cadre de la tournée d’inspection. Les prisons civiles et les bases de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) des villes de Hinche et de Mirebalais ont été également visitées. C’était aussi l’occasion pour la délégation de passer au peigne fin la direction départementale du Centre de la PNH.

Des difficultés que confronte l’ensemble de ces institutions de la PNH ont été mises à nu. Plusieurs bâtiments logeant les commissariats et sous-commissariats du département du Centre méritent d’être réhabilités, selon les résultats de l’enquête. De plus, le bâtiment logeant le souscommissariat de Pandiassou n’est pas la propriété de l’État haïtien. C’est un simple citoyen qui, généreusement, a choisi d’héberger le sous-commissariat. Par conséquent, le porte-parole adjoint de l’IGPNH, Benjamin Jean- Claude, pense qu’il est impératif de doter le sous-commissariat de son propre bâtiment.

En plus des problèmes d’infrastructures, l’institution policière au niveau du département du Centre souffre amèrement d’un manque d’équipements, de matériels et d’effectifs. À en croire, le commissaire divisionnaire, certains commissariats n’ont même pas de munitions. D’autres n’ont aucun moyen de déplacement. Des recommandations y relatives ont été acheminées à la Direction générale de l’institution policière.

Concernant les travaux réalisés dans la zone métropolitaine de Port-au- Prince, le porte-parole adjoint a fait savoir, lors d’une conférence de presse, que la délégation a visité le commissariat de Pétion-ville. Aussi, informe-t-il, que des réunions en cascade ont été tenues entre les délégués de l’IGPNH et des médecins légistes de l’Institut médico-légal (IML), de l’envoyé spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Gustavo Gallon, et de la commission présidentielle, autour du fonctionnement du pénitencier national et sur l’éventualité d’un accompagnement psychologique pour les prisonniers.

Cette conférence de presse a été également l’occasion pour le porte-parole adjoint de présenter un bilan des dossiers traités par l’IGPNH au cours du mois de mars. Pas moins de 100 dossiers, dont 87 plaintes ont été traitées par l’institution. Ces dossiers concernent notamment la violation des droits de l’homme (agression, bastonnade, coups et blessures, menace, violence, homicide, viol, etc.) et d’autres types d’infractions comme abus d’autorité, abus de confiance, conflit terrien, destruction de bien d’autrui, dettes, qualifications ultérieures, rétention de document, intimidation, déni d’engagement, etc.

En guise de recommandations, l’IGPNH a proposé, à la Direction générale de la police nationale d’Haïti (DGPNH), une palette de mesures de révocation, de mise en disponibilité, de suspension, de blâme, d’avertissement, de réprimandes, et de transfert entre autres.

Lenational

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