mercredi, décembre 19, 2018
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Brutale remontée de l’insécurité dans la zone métropolitaine

La population de la capitale et de ses environs assiste à une brutale remontée des actes d’insécurité dans le pays ces derniers temps. Ces actes perpétrés notamment dans la zone métropolitaine quelques jours après le départ définitif des soldats de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) seraient, le plus souvent, commandités, selon des citoyens.

De manière très brutale, l’insécurité a remonté d’un cran au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Les personnes victimes sont pour la plupart des policiers en service ayant pour mission d’assurer la protection des vies et des biens de la population. Ce qui augmente la frayeur chez certains habitants qui questionnent le degré de leur vulnérabilité quand les policiers eux-mêmes sont des cibles si facilement atteignables.

Plusieurs cas de meurtre liés au phénomène d’insécurité ont été enregistrés au cours de la semaine écoulée, soit à Delmas, Port-au-Prince, Carrefour, etc. Au cours de la matinée du dimanche 22 octobre, un jeune garçon a été froidement abattu par un bandit à Carrefour, non loin de la Marine haïtienne. Au moment où quelques citoyens ont tenté de l’empêcher de prendre la fuite, il a menacé d’abattre d’autres personnes jusqu’à ce qu’il ait réussi à quitter les lieux sans une égratignure.

Quelques jours avant, soit mercredi dans la soirée, deux agents de police ont été tués au niveau de Delmas 19, par des individus non identifiés, circulant à bord de motocyclette. L’information a été confirmée par le premier porte-parole de la police nationale d’Haïti, le commissaire Franz Leurbours, qui intervenait dans la matinée du jeudi sur des stations de radio de la capitale.

Selon les informations divulguées par le porte-parole de la PNH, l’un de ces deux agents a été affecté à la protection du délégué de la Grand ‘Anse. Et ce dernier a été tué sur le coup, alors que l’autre a rendu l’âme à l’hôpital. D’après le commissaire Leurbours, une enquête de proximité a été diligentée par la police nationale d’Haïti (PNH) afin de faire des lumières sur cet acte de criminalité. Par ailleurs, dans l’après-midi du vendredi, un autre agent de la (PNH), faisant partie du corps de la police administrative, a été tué au centre-ville de Port-au-Prince, à la rue Louis Joseph Janvier.

Les informations diffusées par l’administration de la PNH font croire que l’agent en question était affecté au sous-commissariat de Portail de Léogâne. Cet évènement fâcheux survenait à un moment où le policier qui était accompagné de ses collègues pour exécuter un mandat. Et c’est à ce moment que des individus non identifiés ont ouvert le feu sur la patrouille policière. La victime a été touchée au cou avant d’être transférée d’urgence à l’hôpital médecin sans frontières de Martissant. Malheureusement, elle a succombé à ses blessures.

D’autres cas non relayés par la presse ont également eu lieu au cours de cette semaine. Qu’il s’agit de policiers ou de simples citoyens, presque chaque journée à Port-au-Prince, et parfois même dans les villes de province, apporte son petit lot de victimes des actes de banditisme. Ce qui contribue à augmenter la peur et l’angoisse, et ainsi faire obstacle à l’épanouissement des citoyens qui considèrent ces actions comme étant des actions commanditées par ceux et celles qui ne voulaient pas le départ des soldats de la MINUSTAH et qui voudraient par la même occasion faire voire l’importance des missions onusiennes en Haïti.

Lenational

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