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Bras de fer entre Camille Édouard Junior et Ocnam Clamé Daméus

Le bras de fer entre le commissaire du gouvernement de Port-au- Prince, Ocnam Clamé Daméus et les deux anciens ministres du gouvernement Privert/Jean-Charles se poursuit. Il s’agit de Camille Édouard Junior et Yves Robert Bastien. Ils étaient respectivement ministres de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) et de l’Économie et des Finances (MEF). Moins d’une semaine après l’acheminement d’une correspondance à ces deux anciens fonctionnaires les enjoignant à se présenter au Parquet de cette juridiction, ils n’ont pas tardé à réagir.

Nouveau rebondissement dans le dossier mettant aux prises le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince et les deux anciens ministres du gouvernement Privert/Jean-Charles. Ocnam Clamé Daméus semble qu’il va devoir utiliser la manière forte pour auditionner Camille Édouard Junior et Yves Robert Bastien. Ces derniers étaient respectivement ministres de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) et de l’Économie et des Finances (MEF). Le premier a été formel lors d’une entrevue accordée à des stations de radio de la capitale, le mardi 7 novembre 2017. Il n’a pas à répondre à une telle invitation le 14 du mois en cours comme le mentionne la correspondance du chef du Parquet. D’autant que celui-ci n’a fourni aucune explication autour de la nature de cette investigation le concernant.

D’après l’ancien garde des Sceaux de la République, l’actuel commissaire du gouvernement se perd. Il se trouve dans une parfaite illégalité. Il se permet le luxe d’agir arbitrairement et autoritairement dans ses prises de décisions. Sans ambages, M. Édouard a assimilé la démarche du parquetier à des manoeuvres politiciennes visant à nuire sa personne. Il y voit l’ombre d’une revanche en raison du fait qu’il avait mis à pied l’actuel chef du Parquet. Il a ainsi promis de remuer ciel et terre en vue de rétablir sa liberté de circuler et sa dignité pour laquelle il a toujours combattu sa vie durant.

Un point de vue qui paraît différent pour le second concerné. Celui-ci s’est montré très prudent par rapport à cette invitation. Il temporise le jeu. Pour l’instant, il dit ne pas avoir eu vent de ce dossier à date au moment de son intervention dans la presse. En clair, il n’a encore reçu aucune invitation formelle du Parquet relative à sa comparution pour le 13 novembre prochain. Le temps est au calme. Il n’est pas question de se précipiter dans des palabres. L’ancien grand argentier s’apprête à recevoir la lettre dont il est question. Ce qui lui permettra de savoir, de concert avec ses avocats, quelle attitude à adopter dans le cadre de cette affaire. Il a toutefois conditionné sa comparution au Parquet à la conformité légale de cette convocation. À son avis, il convient de se courber aux lois de la République en vue de rehausser les institutions du pays.

Il est important de souligner qu’à date, les mesures d’interdiction à l’encontre de ces deux anciens fonctionnaires de l’État sont toujours en vigueur. À ce titre, deux correspondances les concernant datées du 13 octobre dernier ont été adressées au bureau du service de l’émigration et d’immigration. Pour cause, le commissaire du gouvernement a indiqué n’avoir pas connu les adresses de ces anciens dignitaires. C’est pourquoi il avait pris ces mesures conservatoires pour les convoquer au parquet. Une décision qui a été très critiquée par les concernés. Camille Junior Édouard avait crié au scandale. Il s’agit d’un « abus de pouvoir » alors que son collègue du gouvernement Privert/Jean-Charles, Yves Romain Bastien avait parlé d’une décision étant « politiquement motivée ». Ils avaient sommé l’État haïtien de rectifier cette mesure du commissaire du gouvernement.

À noter que si, ce dossier n’évolue pas. Les deux anciens ministres sont attendus les 13 et 14 novembre prochains au Parquet de cette juridiction à partir d’une heure et demie de l’après-midi. Cette convocation s’inscrit dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte et suivie par le tribunal en question. L’information a été confirmée par une lettre datée du vendredi 3 novembre portant la signature du commissaire du gouvernement.

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