Tuesday, December 12, 2017
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Allocution du Chargé d’Affaires des Etats-Unis d’Amérique en Haiti, M. Brian Shukan pour honorer le renforcement du pouvoir des femmes en la Résidence du chef de mission dans la soirée du mardi 1er août 2017

Madame la Première Dame, Martine Moise,
Distingués ministres et membres de Parlement,
Membres de Corps Diplomatique,
Mesdames et Messieurs,
et chers invités, Bon Soir.
 
Je suis fier de vous accueillir tous, en compagnie de la Première Dame de la République d’Haïti, Martine Moise, à cette réception sur l’autonomisation des femmes.  Cet événement rassemble des acteurs influents, des champions qui ont profondément marqué la politique, la santé, la société civile, l’éducation, et la culture.  Nous célébrons ce soir les avancées des femmes haïtiennes en général, mais c’est aussi l’occasion d’honorer une femme en particulier, Madame Nathalie Mondésir, pour sa remarquable réussite.
 
Nathalie est la toute première lauréate haïtienne du programme “Next Generation Leaders” du McCain Institute.  Les participants à ce programme sont des passionnés de la thématique de leadership.  Durant sa formation aux Etats-Unis, Nathalie va s’adonner au développement de stratégies visant à augmenter le nombre de femmes haïtiennes élues aux postes politiques.  Ce grand objectif de Nathalie nous rappelle tous qu’il nous faut redoubler nos efforts pour promouvoir l’accès des femmes dans le secteur public.
 
La Constitution haïtienne protège les femmes contre la discrimination au travail, contre tout abus physique et sexuel, et garantit aussi leur pleine participation à la vie politique du pays — mais au fait, les femmes sont souvent confrontées à l’exclusion et au harcèlement dans la vie publique et privée, les attitudes patriarcales, le manque de soutien financier et les menaces de violence.
 
En 2012, le Parlement haïtien a adopté un amendement instituant un quota obligatoire de 30 pour cent de femmes pour tous les postes électifs et nominatifs au niveau national.  Et le décret électoral de 2015 a retenu cette même provision pour les élections locales.  De tels objectifs sont louables, mais un travail important reste à faire.  L’avenir de la démocratie et les objectifs de développement économique à long terme sont forcément liés à la protection et l’autonomisation des femmes!
 
Les femmes et les filles constituent à peu près soixante-dix pourcent des victimes de la traite des personnes à l’échelle mondiale, et les filles représentent deux victimes sur trois de la traite d’enfants. Les femmes fournissent près des deux tiers des heures de travail du monde, mais ne perçoivent que 10 pour cent du revenu mondial.  Dans le monde entier, 1,4 million de personnes vivent avec moins de 1 dollar par jour, et environ soixante-dix pourcent de ce groupe sont des femmes et des filles. 
 
Les États-Unis réitèrent leur engagement dans la lutte contre l’inégalité entre les sexes, et collaborent avec d’autres gouvernements, des organisations et des individus, afin que toutes les femmes et les filles puissent atteindre leur plein potentiel et leur bien-être.
 
En Haïti, grâce aux subventions du programme  Konbat Vyolans, l’USAID renforce la lutte contre la violence basée sur le genre, et fournit aux victimes un meilleur accès aux services, dont un support en cas de crise, des abris d’urgence et des logements de transition, les soins médicaux et psychosociaux et une assistance juridique.  En collaboration avec le Centre de Promotion des Femmes Ouvrières, Ayiti Nexus, et la Fondation pour la Santé Reproductrice et l’Education Familiale, l’USAID offre aussi des services de santé, un support psychologique et une formation technique aux victimes. 
 
En outre, le gouvernement des États-Unis, depuis 2005, a soutenu la formation de neuf-mille quatre cent dix-huit agents à l’Académie Nationale de la Police d’Haïti.  En 2009, les femmes diplômées de l’Académie représentaient vingt-six pourcent de la promotion, et depuis 2103 ce pourcentage est passé de huit à douze pourcent.
 
Et, à travers le nouveau programme PEPFAR DREAMS du gouvernement américain, nous allons lancer un partenariat public-privé pour réduire les cas d’infections du VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes âgées de 10 à 19 ans.  L’objectif de DREAMS est d’aider les filles à devenir des femmes déterminées, résilientes, compétentes, sans sida, accompagnées et en sécurité. Haïti a reçu 2 millions de dollars pour l’année 2018 pour mettre en œuvre ces activités a Cap-Haitien, Dessalines, Saint Marc et Port-au-Prince.  Les types d’interventions sont: la prévention de la violence, les soins de santé sexuelle et reproductive adaptés aux jeunes, la prévention des risques, la protection sociale et le renforcement des familles.
 
Les États-Unis, tout comme Haïti, ont des défis économiques, politiques et sociaux qui ne peuvent pas être résolus sans la pleine participation des femmes.  La route vers l’autonomisation des femmes passe forcément à travers un combat acharné contre  les inégalités, portant la société à comprendre que les femmes et les hommes ont les mêmes capacités, admettant un même niveau de support et d’approbation.
 
L’égalité entre les sexes n’est pas seulement une question de femmes, c’est une question d’être humain. Aucun pays ne peut avancer s’il néglige la moitié de sa population. En tant que mari et père de deux filles, je n’ai pas seulement un engagement personnel envers l’égalité des chances et l’inclusion des femmes et des filles, je demeure convaincu en tant que diplomate qu’un investissement dans les femmes et les filles est un investissement dans l’ensemble de la société.
 
Les femmes et les filles autonomes renforcent nos efforts dans la lutte contre la pauvreté.  Les femmes et les filles qui sont éduquées propulsent le développement. Lorsque les femmes sont habilitées à occuper des fonctions publiques, les gouvernements sont plus efficaces et plus sensibles envers leurs citoyens.  Et quand les femmes et les filles sont protégées contre les abus, elles sont à même de propager la paix et la stabilité, améliorant ainsi les conditions de vie de leurs communautés.  En tant que deux pays qui valorisent la démocratie, les États-Unis et Haïti doivent continuer à travailler de concert pour garantir l’égalité des droits des femmes pour que la promesse d’une démocratie durable soit une réalité pour tous.
 
Je remercie tous ceux qui se sont engagés dans la bataille pour l’autonomisation des femmes et qui jouent un rôle indispensable dans le progrès des droits des femmes.
 
Et maintenant, j’aimerais inviter Nathalie Mondésir à prendre la parole.
Merci beaucoup.

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