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À quand la construction d’un stade de 20.000 places en Haïti ?

À quand la construction d’un stade moderne de 20.000 places assises que la FIFA avait promise à Haïti pour avoir organisé, dans un temps record, le premier championnat préliminaire féminin de la Concacaf en 1991 en vue d’obtenir les équipes à participer au 1Mondial féminin de la FIFA*? Tournoi Pré-Mondial organisé à Port-au-Prince, qui avait connu un succès colossal remporté par l’équipe des États-Unis d’Amérique. Actuellement, tous les indicateurs sont au vert, c’est l’occasion à ne pas rater. Les filles de la sélection des U20 viennent de nous montrer le chemin.

Depuis sa participation à la Coupe du monde en 1974, la sélection masculine d’Haïti, les Grenadiers, n’a pas cessé de remonter le temps en quête d’une deuxième qualification. Elle tente péniblement d’être présente aux grands rendez-vous mondiaux, internationaux. Le Dr Yves Jean-Bart, mieux connu sous le sobriquet de « Dadou » n’a jamais lâché prise depuis ses 18 ans à la tête de la fédération haïtienne de football cumulant cinq mandats. Excusez du peu. Passionné par le football et le désir de gagner à tout prix, Yves Jean-Bart a vu ses efforts récompenser à deux reprises. En 2007 la surprenante qualification pour la Coupe du monde U17 de la FIFA chez les hommes et celle de la sélection féminine qui nous emmène à la Coupe du monde féminine 2018 de la FIFA en France du 5 au 24 août.

Ces qualifications viennent de loin. Elles se préparent depuis le début des années 2000, avec la création de l’académie CAMP NOUS, « le football haïtien se prend en charge» (sans oublier le programme «Opération avenir 2006 » d’Evans Lescouflair depuis 1996 avec la création de « L’école Nationale des Talents») recrutant constamment des jeunes adolescents et adolescentes, mobilisés pour la victoire à tous les niveaux du sport roi.

Depuis le début du XXsiècle, le sport est devenu un gigantesque phénomène sociétal qui constitue une base fondamentale dans la vie publique. Haïti tarde encore en 2018 à se moderniser dans ce domaine, à favoriser et confirmer l’émergence de véritables talents voire des génies à cause de ses négligences de financements. À travers la planète, le sport devient de plus en plus une condition sine qua non, un besoin majeur pour le développement des pays et de l’être humain.

Les compétitions sportives nationales, régionales et les joutes continentales et mondiales occasionnent des rassemblements de masse. Ce qui crée des revenus stratosphériques et fortement croissants, la création d’emplois pérennes tout en permettant aux gens de s’épanouir et aussi de se retrouver dans des aventures communes dans la joie, la paix et la fraternité. Haïti en fonction de son attachement au sport notamment au football, peut mobiliser de nouvelles ressources et gagner beaucoup si les autorités compétentes démontrent la volonté de transformer les disciplines sportives en catalyseurs de développement, si l’on veut devenir un pays émergent dans les dix prochaines années…

Depuis un certain temps déjà les recherches sur les apports considérables du sport ont explosé. « L’idée du sport comme acteur de santé fait son chemin…» Selon les études de certains neurochirurgiens et spécialistes, pratiquer un sport stimule le cerveau et l’effort physique de façon continue sur la supervision des moniteurs formés, qualifiés peut également réduire les symptômes de dépression et d’anxiété, le stress chez certains individus.

Aujourd’hui, Haïti, malgré sa situation financière difficile, participe tant bien que mal à des compétitions sportives régionales et internationales. Et, comme par le passé au niveau des établissements scolaires, le sport cherche toujours à atteindre son paroxysme à travers de nombreux « tournois interscolaires »: le football, le volleyball, le basketball, etc. Les directeurs d’écoles se mêlent aussi à la jouissance collective.

Depuis quelques années, on observe en Haïti une rage de retourner sur les terrains de coupe du monde. Une recrudescence, de nouveaux clubs qui s’affilient aux différentes fédérations nationales permet de recruter de véritables vedettes et chaque discipline sportive présente de nouveaux talents répertoriés à travers les dix départements géographiques du pays, confirmant le nouvel essor. Il faut trouver les moyens de mettre en adéquation cet élan collectif et la création d’infrastructures modernes conformes aux normes internationales. La construction de ce fameux stade moderne de 20.000 places assises que la FIFA avait promis à Haïti ne peut plus donc se faire attendre.

Lenational

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